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Vivre en société, une responsabilité pour tous

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Cette simple citation implique une énorme responsabilité pour chacun de nous. Comme nous ne sommes pas sur une île déserte ou encore sur Mars, nos faits et gestes ont une répercussion sur tous les gens qui nous entourent. 

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Dans une société, il faut des lois et des règlements pour que vivre ensemble ne devienne pas une jungle. Même les peuples qui vivent au fin fond des forêts amazoniennes, eux qui ne connaissent pas la civilisation, vivent selon des règles propres à leur communauté. Même eux ont compris qu'il fallait des normes pour être en mesure de cohabiter.

Une guerre planétaire

Actuellement, nous faisons face à une guerre planétaire, que nous n'avons pas le droit de perdre. Contrairement à d'autres conflits entre les humains, nous ne pouvons pas, cette fois, reconnaître nos ennemis. Celle-ci est beaucoup plus sournoise, car nous ne pouvons reconnaître le danger en face de nous. 

Elle a amorcé son attaque en agressant nos sages, nos bâtisseurs. Vous avez déjà pris le temps de discuter avec ces sages? Il n'y a aucun livre qui peut nous faire revivre notre histoire comme eux. Même si parfois leur mémoire a des déficiences, ils réussissent à nous faire réaliser d'où l'on vient et par le même fait, où l'on va. Moi, j'ai eu la chance de discuter avec mon père et ma mère avant qu'ils ne traversent le miroir. C'est le plus grand héritage qu'ils m'ont légué.

Maintenant, cet infâme ennemi s'attaque à toutes les catégories d'âges en faisant des dommages collatéraux incommensurables. Ceux que nous appelons «Nos Anges» travaillent dans un système de santé qui est sur le bord d’exploser. Depuis déjà 10 mois qu'ils se battent pour tenter de combattre ce virus.

Que faisons-nous pour les aider dans ce combat? On se plaint contre les consignes que le gouvernement nous impose. Nous sortons dans la rue pour défier ces consignes qui attaquent notre liberté. Mais savez-vous que, dans une société, la liberté de chacun se termine où la liberté de l'autre commence?

Un survivant de la COVID

Je suis parmi les premiers survivants de la COVID-19. J'ai été hospitalisé pendant deux mois et deux jours, dont 50 jours aux soins intensifs, et trois semaines dans le coma. Pendant cette période, j'ai été décompté par trois fois, intubé pendant 40 jours et à la fin, pour épargner mes cordes vocales, j'ai eu une trachéotomie. Durant cette période, j'ai perdu 70 livres. Encore aujourd'hui, 10 mois plus tard, je vis avec des séquelles permanentes.

On voit une lumière au bout du tunnel avec l'arrivée d'un vaccin, mais il faudra être patient avant qu’il ne soit distribué à toute la population. La seule façon que nous avons pour combattre ce fléau morbide est de suivre les recommandations de la Santé publique: le port du masque, la distanciation, le lavage des mains et, malheureusement, mettre sur pause les rassemblements du temps des Fêtes.

Car nous sommes mieux de nous soumettre à cette contrainte pour cette année que de voir nos parents, nos amis dans une boîte de bois!

Pour les complotistes, ne prenez qu'un instant pour réfléchir aux conséquences que vos gestes peuvent avoir sur les personnes que vous chérissez. 

Pour les autres, ne lâchez pas, la lumière est visible au bout du tunnel, ensemble nous allons vaincre. 

D'une personne qui a réussi à mettre la COVID K.O., même si elle a réussi à me mettre les deux genoux à terre.

Jacques Goupil
Lévis