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COVID-19: la Suisse reconnaît des erreurs

Le ministre suisse de la Santé Alain Berset
AFP Le ministre suisse de la Santé Alain Berset

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Le ministre suisse de la Santé, Alain Berset, a reconnu samedi que le gouvernement helvétique avait été trop optimiste après la première vague de l’épidémie de COVID-19 en relâchant les restrictions, avec pour résultat l’un des taux de contamination les plus élevés en Europe au cours de la deuxième vague.

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À la fin de la première vague, en été, «on avait le sentiment que le pire était passé, cela a été l’une des plus graves erreurs», a déclaré le ministre à la télévision SRF. Après cette première vague, «on a été beaucoup trop optimiste quand on a pensé que nous pourrions rouvrir les grandes manifestations à l’automne», comme les matchs de football et de hockey sur glace.

«Mais le pire, dans la gestion d’une crise, est de rester bloqué et de ne rien faire. Si l’on fait des erreurs, une chose est claire, il faut les corriger aussi vite que possible», a ajouté M. Berset.

Le ministre a également estimé que l’on ne sera pas débarrassé de sitôt du nouveau coronavirus. «Il va rester, malgré les vaccins et les médicaments», selon lui.

En mars, au cours de la première vague, la Suisse n’a pas été touchée aussi lourdement que d’autres pays européens et n’a pas imposé de confinement aussi strict, allégeant ensuite par étapes les mesures de restriction.

Mais, après seulement trois nouveaux cas enregistrés le 1er juin, l’épidémie est partie en flèche en octobre, avec un nombre de nouveaux cas de contamination, d’hospitalisations et de décès doublant de semaine en semaine.

La Suisse, qui compte 8,6 millions d’habitants, enregistre quelque 5000 nouveaux cas et 100 décès par jour.

« La voie qu’a choisie la Suisse a un prix. Elle demande de la responsabilité individuelle, de la raison et une vision à long terme. Si cela ne fonctionne pas, nous devrons renforcer les mesures », a souligné le ministre.

La campagne de vaccination contre la COVID-19 a commencé mercredi en Suisse, quatre jours après l’autorisation du vaccin produit par Pfizer/BioNTech par les autorités.

M. Berset a également appelé à un renforcement des organisations internationales pour faire face à la crise, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait été critiquée avec hargne par le président sortant américain Donald Trump.

Sans l’OMS, la situation aujourd’hui serait bien pire, a affirmé M. Berset.

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