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Le Boxing Day ne va pas disparaître avec la COVID-19

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Même si le Boxing Day se déroule exclusivement sur le web cette année, cela ne veut pas dire que c’en est fini des attroupements dans les centres commerciaux au lendemain de Noël. Cette tradition est bien enracinée: ni le commerce en ligne ni la pandémie n’en viendront à bout, croit un expert. 

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«Le commerce en ligne ne va jamais remplacer le commerce en magasin. Il va peut-être y avoir des plus petites surfaces, moins de stock, une plus grande convergence avec le numérique, mais il y aura toujours des magasins», est convaincu Benoît Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion (ESG).

Pourtant, même avant la COVID-19, le Boxing Day en magasin montrait des signes d’essoufflement.

Les soldes en ligne gagnaient en popularité d’année en année. Et avec le temps, les longues files à l’extérieur avant l’ouverture des commerces sont devenues plus rares, alors qu’elles étaient autrefois la norme.

«Il y avait peut-être moins de monde, mais il y en avait quand même. Ce n’est pas pour rien que M. Legault a décidé de fermer les commerces non essentiels, c’est parce qu’il savait qu’il y aurait eu beaucoup trop de monde aujourd’hui», a nuancé M. Duguay.

Un attachement émotif au Boxing Day

Le chercheur ne pense pas que la fermeture des commerces non essentiels changera significativement les habitudes des consommateurs.

Même si certains adeptes du Boxing Day traditionnel doivent cette année se rabattre sur l’achat en ligne, ils n’en deviendront pas nécessairement des fervents. Selon lui, la plupart des gens reviendront vers les centres commerciaux le 26 décembre 2021, si la situation sanitaire le permet.

«C’est comme l’enseignement en ligne. Il y a des étudiants qui préfèrent ça, mais la plupart nous disent qu’ils ont hâte de retourner en classe», a illustré Benoît Duguay.

Si autant d’acheteurs restent attachés au Boxing Day «en présentiel», selon lui, c’est qu’ils sont davantage attirés par la frénésie autour de l’événement, par le «folklore» que par les soldes.

D’ailleurs, les rabais, que ce soit en ligne ou en boutique, sont rarement exceptionnels dès le lendemain de Noël, de l’avis de Benoît Duguay.

«J’ai regardé ça cette année et je n’ai pas vu l’offre du siècle», a ajouté le professeur, qui estime que ce Boxing Day 100% numérique sera moins rentable pour les détaillants.

Coup dur pour les petits

Il ne s’inquiète toutefois pas du sort des gros joueurs de l’industrie, qui ont probablement prévu le coup depuis mars en réduisant leur production.

Le portrait est toutefois beaucoup plus sombre pour les petits commerçants.

«Ils avaient déjà de la misère à suivre les soldes des plus gros, là, leur survie est carrément en jeu. Ce ne sont pas tous les commerçants qui ont pris un virage numérique. Et beaucoup n’ont pas de sites transactionnels», a rappelé Benoît Duguay.

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