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Perry, une autre carte

Le vétéran accepte un contrat d’un an et de 750 000 $ avec le CH

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Photo d'archives, AFP Le vétéran Corey Perry ajoutera plus de profondeur à l’alignement du Canadien.

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Marc Bergevin a ajouté une carte de plus à son jeu en lançant un SOS à une gloire d’antan de la LNH en Corey Perry. À 35 ans, Perry n’est plus un as de cœur, mais il n’a rien d’un deux de pique non plus.

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Perry, qui a atteint la finale de la Coupe Stanley à sa seule saison avec les Stars de Dallas l’an dernier, a une chose qui ne s’enseigne pas dans son ADN. L’ailier droit originaire de Peterborough en Ontario est un gagnant. Il a gagné partout sur son passage. 

Feuille de route impressionnante

Dans son curriculum vitae, on retrouve les conquêtes de la Coupe Memorial avec les Knights de London en 2005, une médaille d’or avec l’équipe canadienne au Mondial junior de 2005, une coupe Stanley avec les Ducks d’Anaheim en 2007, des médailles d’or aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver et à ceux de 2014 à Sotchi, une médaille d’or à la Coupe du monde de Toronto en 2016 et une autre médaille d’or au Championnat du monde de 2016 à Moscou.

Il y a seulement deux joueurs avec une collection de titres aussi diversifiés. Scott Niedermayer et Perry sont les deux seuls qui ont gagné la Coupe Memorial, le Mondial junior, la coupe Stanley, le Championnat du monde et la Coupe du monde. 

Sur le plan individuel, Perry a aussi gravé son nom sur les trophées Hart et Maurice-Richard. C’était en 2011 après une saison de 50 buts et 98 points avec les Ducks. 

Un an seulement

À 35 ans, Perry poursuivra maintenant sa carrière à Montréal. À moins de trois semaines de l’ouverture de la saison, prévue pour le 13 janvier, il a paraphé un contrat d’un an et de 750 000 $ avec le CH. 

Jadis reconnu comme l’un des meilleurs marqueurs de la LNH, Perry a perdu de son lustre au cours des dernières saisons. Au mois de juin 2019, les Ducks ont racheté les deux dernières années de son contrat, un pacte qui lui rapportait 8,625 millions en moyenne. 

Perry a déjà dit qu’il avait mal encaissé cette décision de Bob Murray et des Ducks. Pour un joueur de ce calibre, c’était un dur coup pour l’orgueil. Avant la saison dernière, il n’avait jamais porté un autre uniforme que celui des Ducks, qui l’avaient repêché au premier tour (28e) en 2003.

À son arrivée à Dallas, où il avait obtenu un contrat d’un an et 1,5 million, Perry s’était promis de rebondir. Il n’y est pas parvenu en saison avec une mince récolte de 21 points (5 buts, 16 passes) en 57 matchs. Il a mieux joué lors du beau parcours des Stars en séries. Il a récolté 9 points (5 buts, 4 passes) en 27 matchs. Il a marqué trois de ses cinq buts en finale contre le Lightning. 

Joueur de caractère

« J’étais heureux de jouer pour une première fois avec Corey et de ne plus être obligé de l’affronter », a dit Blake Comeau, un ailier des Stars, en entrevue au Journal. « Je peux dire sans avoir peur d’exagérer que Corey est l’un des meilleurs coéquipiers que j’ai croisés dans la LNH. Il arrivait toujours à l’aréna avec le sourire et une attitude positive. Il traitait tous les gars de la même façon, d’une recrue à un vétéran. Sur la glace, nous nous ennuierons de lui à Dallas. Il a du caractère, il se place dans les endroits difficiles et il fait perdre patience à ses rivaux. »

« À mes yeux, le CH a réalisé un très bon coup, a poursuivi Comeau. Il s’adaptera bien aussi à une ville comme Montréal même s’il n’a jamais joué dans un immense marché. Il a tellement d’expérience sur la scène internationale avec le Canada. »

Un premier ministre heureux

L’acquisition de Perry a fait le bonheur du premier ministre du Québec, François Legault. Sur Twitter, M. Legault a exprimé tout son enthousiasme. 

« Quand tu signes un gars de 35 ans comme Corey Perry, ce n’est pas parce que tu veux bâtir pour le long terme, c’est parce que tu vises, cette année, la Coupe ! » a lancé le chef de la Coalition Avenir Québec.

Perry ajoutera encore plus de profondeur au Tricolore. À 6 pi 3 po et 205 lb, il sera aussi un atout important contre de grosses formations comme les Jets de Winnipeg et les Flames de Calgary. 

Mais il ne faut pas croire que c’est le Perry de 2011 qui débarquera à Montréal. C’est plus un joueur qui aura à se battre pour sa place dans l’un des douze postes à l’attaque.