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Une élection en 2021 même si personne n’en veut la paternité

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Andre Forget/QMI Agency

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L’année 2021 sera une année électorale au fédéral, et ce, même si Justin Trudeau et Erin O’Toole refuseront de porter le blâme de déclencher une élection en pleine pandémie. 

Dans leurs entrevues de fin d’année, les deux chefs de parti ont refusé de prendre position sur la prochaine élection. M. Trudeau a dit: « On verra. (...) J'espère que le Parlement pourra travailler ensemble. »

De son côté, Erin O’Toole pense que la prochaine campagne doit avoir lieu après la pandémie: « Ça sera le temps pour une élection après la pandémie, après la crise sanitaire. (...) C’est une décision pour M. Trudeau. »

Les deux mains sur le volant

Si la vaccination se déroule bien dans les premiers mois de 2021, il sera intéressant pour Justin Trudeau d’aller en campagne et de demander aux Canadiens un gouvernement majoritaire pour gérer la fin de la crise et la relance économique. 

Comme Jean Charest en 2008 lors de la crise économique, M. Trudeau pourra demander d’avoir les deux mains sur le volant en déclenchant lui-même l’élection si le NPD décide d’appuyer le budget libéral.

Une campagne différente

Une élection en pleine pandémie sera sans doute très différente des campagnes que nous avons connues dans le passé. Une situation qui risque d’avantager Justin Trudeau qui fait face à un adversaire conservateur peu connu de la population.

De plus, comme les décisions difficiles s’en viennent à grands pas, le chef libéral n’a pas intérêt à attendre longtemps avant de faire face à l’électorat.

Au début de la nouvelle année, tous les députés à Ottawa vont dire que ce n’est pas le temps pour des élections jusqu’au jour où, comme par magie, nous serons en campagne. 

À ce moment, nos élus nous rappelleront que la démocratie est un service essentiel en temps de pandémie et ils auront raison.