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Voici 10 exemples marquants de «covidiotie»

Des appels incongrus aux actes criminels, certains n’ont pas brillé par leur jugement en pleine pandémie

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Décourageante, mais parfois divertissante, la « covidiotie » a fait une entrée fracassante au Québec cette année, en faisant voir de toutes les couleurs aux autorités.

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Pendant que le gouvernement tentait par tous les moyens de briser les vagues d’infection, on en trouvait toujours quelques-uns pour agir à contre-courant, soit par égoïsme ou simplement par manque de jugement. Des mauvaises blagues aux « partys » improvisés, la pandémie n’a pas toujours fait ressortir le plus beau chez certains. 

Une crème glacée qui coûte cher  

Son désir de déguster une crème glacée en avril dans une chaîne de restauration rapide à Mont-Tremblant, dans les Laurentides, pourrait coûter cher à un homme alors que les déplacements non essentiels étaient interdits entre les régions. En effet, sa petite escapade sucrée pourrait bien lui valoir une amende salée d’au moins 1000 $, lui qui n’a pas convaincu les policiers de son caractère « essentiel ». Surtout qu’après vérifications, ces derniers ont constaté qu’il y avait bel et bien la même chaîne de restauration dans la municipalité d’où il provenait. 

Un « party » de quelques minutes  

Photo d’archives

Accolades, cuillères en bois, cris de célébration. Ça aura pris moins de deux chansons pour mettre un terme à un « party » d’antimasques à la Place Rosemère, dans les Laurentides, où une trentaine de contrevenants se sont réunis fin novembre, bras dessus bras dessous, pour chanter et danser en faisant fi des mesures sanitaires. 

Or, les joyeux lurons n’ont pas eu le temps de célébrer longtemps en faisant tourner leur masque dans les airs, puisque les agents de la Régie de police Thérèse-de-Blainville et ceux du centre d’achat se sont rapidement joints à la fête, pour arrêter la musique et tendre des masques. Espérons qu’ils en ont bien profité, car ces quelques minutes pourraient leur valoir un constat salé d’au moins 1546 $. L’enquête est toujours en cours. L’organisatrice de l’événement recevra pour sa part trois contraventions. 

Il ne voulait vraiment pas mettre son masque  

Photo d’archives

Le port du masque obligatoire n’a pas été une mesure facile à adopter pour tout le monde, comme l’a fait valoir Marc-André Jean Legros en refusant catégoriquement de porter son masque dans un Tim Hortons de Montréal dès la première journée de l’entrée en vigueur de cette mesure, en juillet. Celui qui refusait d’obtempérer a été maîtrisé au sol avec du poivre de Cayenne, puis arrêté, comme le montre une vidéo tournée par sa conjointe. 

Or, ça n’a pas refroidi l’homme de 31 ans, qui a été arrêté à nouveau quelques mois plus tard parce qu’il aurait retiré son masque du mouvement cybermilitant Anonymous devant une huissière, au palais de justice de Saint-Jérôme. 

Des appels pertinents  

Lors du resserrement des mesures sanitaires en avril dernier, certains trouvaient vraisemblablement que les nouveaux règlements manquaient de clarté, ont pu constater les policiers. Parmi eux, un individu a composé le 911 pour dénoncer ses trois voisins – demeurant tous à la même adresse – qui se trouvaient à moins de deux mètres les uns des autres, dans leur spa. Un autre homme a quant à lui appelé les policiers pour leur demander de se déplacer parce qu’un chat mangeait un oiseau, ce qu’il ne trouvait pas très hygiénique en temps de pandémie. Une mère de famille déterminée a quant à elle appelé les policiers à trois reprises, de trois numéros différents, pour tenter d’obtenir le droit de se rendre dans un magasin de la ville voisine, seul endroit où elle pouvait trouver la marque de couches de son bébé. Une dame de la Rive-Nord a pour sa part tenté de convaincre les policiers qu’il était « essentiel » pour elle d’aller chercher du sirop d’érable pour ses recettes. Peut-être qu’une pointe de tarte aurait su les convaincre, qui sait. 

Un amour qui dépasse les frontières  

Photo d’archives

Un homme de 20 ans de Saint-Jérôme qui voulait désespérément rejoindre sa nouvelle flamme dans les Laurentides aurait menti aux policiers deux fois plutôt qu’une, en prétextant vouloir récupérer son portefeuille chez un ami. Escorté jusque chez lui la première fois au début d’avril, Miritan Hashani aurait loué une voiture cinq jours plus tard pour répéter son manège. La relation n’étant pas réciproque, le jeune homme a cependant été pris la main dans le sac, endormi au volant de sa voiture de location. 

De bien mauvaises blagues  

Capture d'écran

On ne transmet pas intentionnellement nos germes, surtout pas en période de pandémie, a appris à ses dépens un jeune adulte qui, pour faire une mauvaise blague, s’est filmé en toussant sur le terminal d’un service de commande à l’auto au tout début de la pandémie. Surnommé le « tousseur », Émerik Pouliot, 20 ans, a été arrêté par la police de Québec au mois d’avril pour nuisance publique et méfait. Ces quatre secondes de vidéo lui auront valu un renvoi du garage où il travaillait : de quoi faire réfléchir les jeunes comiques. Dans la même veine, un Montréalais sexagénaire a également été arrêté en juin parce qu’il aurait craché sur une commerçante en lui criant : « Tiens, la COVID ». 

Une bonne bouteille de Purell  

Un trentenaire intoxiqué par l’alcool a eu la brillante idée en mai passé d’ingurgiter du Purell devant les policiers de Sherbrooke, en Estrie. Ceux-ci venaient mettre un terme à un rassemblement illégal. Si ses quatre amis ont coopéré, il n’en a pas été de même pour l’homme, qui a pris une lampée de la bouteille avant de s’en asperger le corps. Selon ses compagnons, il en aurait bu à plusieurs reprises durant la soirée. 

Un c’est bien, deux c’est mieux ?  

Un jeune homme du Saguenay qui n’avait visiblement pas compris lors d’un premier avertissement a été surpris par des policiers pour une seconde fois en quatre jours dans une demeure qui n’était pas la sienne, même si les rassemblements étaient interdits en avril. Si les autorités s’étaient montrées clémentes envers lui la première fois, le Saguenéen de 20 ans a écopé d’un constat de plus de 1500 $. Espérons que le montant aura eu l’effet dissuasif escompté, pour lui et ses amis. 

Déterminée à passer, coûte que coûte  

Photo d'archives

Les policiers ont dû sortir le tapis clouté pour arrêter une dame de 57 ans de Saint-Tite-des-Caps, près de Québec, qui refusait catégoriquement de rebrousser chemin à un barrage routier, elle qui voulait absolument se rendre à Baie-Saint-Paul malgré l’interdiction de changer de région en avril dernier. Connaissant l’itinéraire de la femme qu’ils venaient tout juste d’interroger, les policiers de la Sûreté du Québec n’ont eu qu’à déployer le tapis à une quarantaine de kilomètres de là pour mettre fin à la courte poursuite. La récalcitrante a été conduite à l’hôpital et pourrait se retrouver devant la justice pour avoir fui les policiers.  

Oups, mauvaise adresse !  

Photo d'archives

Une quinzaine de manifestants opposés aux mesures sanitaires ont bravé le froid de la fin novembre pour aller crier leur désaccord devant une demeure de Westmount, sur l’île de Montréal, qu’ils croyaient dur comme fer être celle de François Legault. Or, ils n’avaient visiblement pas fait leurs devoirs au préalable, puisque le premier ministre n’habite pas du tout à Westmount. « Les manifestants se sont trompés de maison... et peut-être de combat... », a raillé le principal intéressé sur Twitter. À l’entrée du domicile, un dessin d’arc-en-ciel avec les inscriptions « Everything will get better soon » aurait pu mettre la puce à l’oreille des manifestants, sachant que Legault a promis de renforcer la Charte de la langue française...