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Soins infirmiers : des bourses pour attirer les étudiantes

Elles pourraient venir soutenir le réseau de la santé

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Santé veulent inciter les étudiantes en soins infirmiers qui ont un diplôme collégial à venir donner un coup de main au réseau de la Santé en leur donnant des bourses, selon un document interne obtenu par Le Journal.

« La mesure proposée vise à permettre aux étudiants universitaires inscrits au cheminement DEC-BAC en sciences infirmières de ralentir volontairement leurs études et suspendre leurs stages pour la session d’hiver 2021, sur une base volontaire, dans l’objectif d’augmenter leur disponibilité à travailler dans le [réseau de la santé] », lit-on dans la note de travail obtenue par Le Journal.

Selon ce document, le ministère de la Santé se prépare à débloquer 28 M$ qui permettront à un maximum de 2000 étudiantes et étudiants de mettre sur pause leurs études.

Ils pourraient obtenir une bourse de 5000 $ à 10 000 $, selon qu’ils suivent des études à temps plein ou partiel. 

« Un incitatif financier sous forme de bourse leur serait attribué afin de pallier le retard de diplomation et les frais d’inscription à une session complète », est-il écrit.

5000 infirmières

Actuellement, environ 5000 infirmières sont inscrites au programme d’études DEC-BAC à l’université.

Ayant déjà en poche un diplôme d’études collégiales (DEC), elles sont en mesure d’exercer et pourraient donc venir soutenir le réseau de la santé dès l’hiver 2021.

Selon le document, l’enveloppe budgétaire permettrait aussi de soutenir financièrement les universités qui perdront certaines de leurs étudiantes. Des discussions auraient eu lieu avec les établissements pour préparer la mise en place de cette mesure.

Le porte-parole du cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, confirme qu’une annonce devrait suivre dans les prochains jours.

« On travaille effectivement avec le ministère de la Santé afin de trouver des solutions pour essayer d’apporter notre contribution dans cette pandémie », note Alexandre Lahaie.