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Touristatas: le mal est déjà fait

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On peut se questionner sur la désinvolture des voyageurs, alors que la majorité d’entre nous fait des sacrifices depuis mars dernier.

On peut aussi se questionner sur l’encouragement à la désobéissance civile des compagnies aériennes faisant la promotion de voyages dans le Sud à bas prix, au mépris du bien commun, alors que celles-ci survivent uniquement grâce aux aides gouvernementales.

On peut finalement se questionner sur le laisser-aller fédéral qui permet des voyages non essentiels, alors qu’il aurait pu bien avant cadenasser la frontière canadienne. 

Or, le mal est déjà fait. Leurs pieds sont dans le sable, les nôtres dans la sloche.

Solutions

Maintenant, envisageons l’avenir au lieu de se fâcher contre le passé. Quelles sont les solutions possibles pour éviter que les voyageurs nous mènent au scénario catastrophe : le choix de nos morts ?

Solution un : imposer une quarantaine obligatoire à ceux qui reviennent au pays en les hébergeant dans des hôtels vides. L’Australie, une démocratie de 26 millions d’habitants, impose dorénavant cette mesure radicale, et ça, même si le pays est touché par moins de 50 cas par jour !

Solution deux : tester massivement les voyageurs qui entrent au pays dans les aéroports à l’aide de tests rapides. 

Solution trois : surveiller étroitement les quarantaines obligatoires et pénaliser sévèrement ceux qui ne la respectent pas. Après neuf mois, il n’y a plus d’excuses acceptables. 

Ces solutions doivent par contre venir du gouvernement fédéral, dispensaire des aéroports, des frontières et des quarantaines.

Si le fédéral garde la tête dans le sable comme au printemps dernier, Québec devra absolument prendre les devants. Comme l’avait fait la mairesse Plante au début de la pandémie.

Nous pilerions sur le gros orteil fédéral, mais ce serait de bonne guerre, eux qui manquent rarement une occasion de piler sur les nôtres, notamment quand vient le temps de parler de CHSLD. Québec pourrait même reprendre l’argument de Justin Trudeau : quand on parle de la vie des gens, les champs de compétence, ça n’existe pas...