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Cinéma: le calme avant le déluge

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Si personne ne peut prédire à quel moment en 2021 les cinémas du Québec rouvriront, les intervenants du milieu s’entendent tous sur une chose : quand les salles pourront recommencer à accueillir les cinéphiles, l’offre de films sera gargantuesque.

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Avec toutes les superproductions hollywoodiennes de 2020 qui ont été repoussées en raison de la pandémie et les œuvres québécoises et étrangères qui doivent atterrir sur nos écrans au cours des prochains mois, on peut en effet s’attendre à un déluge de films sur les grands écrans de la province, en 2021. 

« Quand ça va reprendre, c’est sûr qu’il va y avoir un engorgement de films », prédit le producteur et distributeur Christian Larouche (Les Films Opale) qui compte lui-même lancer une demi-douzaine de longs métrages québécois au courant de l’année 2021.

Mais cette abondance de nouveaux titres ne serait pas une mauvaise nouvelle pour autant, selon lui : « Si je me fie à ce que j’entends autour de moi, les gens ont hâte de retourner voir des films sur grand écran. Je crois que le monde est tanné de regarder des séries sur Netflix ou Amazon », observe M. Larouche.

Des grosses pointures

Malgré cette incertitude liée à la seconde vague de COVID-19, les distributeurs québécois ont déjà commencé à planifier leurs premières sorties de l’année. On sait que le film Maria Chapdelaine, de Sébastien Pilote, sortira au courant de l’hiver. Après avoir enregistré un départ canon au box-office en septembre dernier, La déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette reprendra l’affiche dès que les salles rouvriront. Mon année Salinger de Philippe Falardeau, Souterrain de Sophie Dupuis, Le club Vinland de Benoît Pilon et Les vieux chums de Claude Gagnon devraient aussi débarquer sur les grands écrans peu de temps après la réouverture des cinémas.

Plus tard dans l’année, le cinéma québécois pourra miser sur quelques grosses pointures pour passer à la vitesse supérieure. La comédie Le guide de la famille parfaite (de Ricardo Trogi), le thriller Gallant : Confessions d’un tueur à gages (de Luc Picard), la comédie dramatique Au revoir le bonheur (de Ken Scott) et le drame Sam de Yan England font partie des gros morceaux attendus dans nos salles pendant la deuxième moitié de 2021.

Luc Picard dans le thriller Gallant : <i>Confessions d’un tueur à gages</i>.
Photo courtoisie, Les Films Opale
Luc Picard dans le thriller Gallant : Confessions d’un tueur à gages.

Hollywood à l’attaque

Après une année 2020 désastreuse où les grands studios ont été obligés de repousser la plupart de leurs grosses productions, Hollywood tentera aussi de relancer le box-office en 2021. Avec la distribution rapide des vaccins qui devrait contribuer à améliorer la situation sanitaire aux États-Unis, les studios américains recommenceront à déployer leurs gros canons dès la fin de l’hiver. 

C’est nul autre que James Bond qui lancera le bal au début avril avec la sortie du film Mourir peut attendre, qui a déjà été repoussé à deux reprises. Plusieurs autres superproductions hollywoodiennes sont attendues plus tard dans l’année, dont Black Widow, Un coin tranquille – 2epartie, Top Gun : Maverick et Mission Impossible 7.

Dune, le nouveau film américain du cinéaste québécois Denis Villeneuve, sortira quant à lui en octobre prochain.

Une scène de <i>Dune</i>, le prochain film de science-fiction de Denis Villeneuve.
Photo courtoisie, Warner Bros.
Une scène de Dune, le prochain film de science-fiction de Denis Villeneuve.