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Rebondissements à prévoir dans nos palais

Plusieurs procès retiendront l’attention lors des 12 prochains mois

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Des meurtres, des fraudes, des agressions et des enfants négligés. Plusieurs procès d’importance, dont certains ont été reportés en raison de la pandémie de COVID-19, vont ponctuer la prochaine année judiciaire au Québec. 

Les « nettoyeurs »

Photo d'archives

Un chef des pompiers d’un petit village de la Montérégie et sa conjointe, soupçonnés d’être les « nettoyeurs » de la mafia, subiront leur procès dès mars.

Guy Dion (à droite), ex-directeur du Service des incendies de Saint-Jude, ainsi que sa conjointe Marie-Josée Viau (à gauche) sont accusés des meurtres prémédités des frères Giuseppe et Vincenzo Falduto, tous deux disparus depuis juin 2016 et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. 

Viau est également accusée d’avoir participé au meurtre de Rocco Sollecito au printemps 2016, à Laval. 

Pratique illégale de la médecine

C’est au début de l’année que Michèle Piuze, ancienne conjointe du légendaire gardien de but Patrick Roy, connaîtra les dates de son procès qui pourrait avoir lieu à l’été. La propriétaire de la clinique MP Medic fait face à cinq chefs d’accusation pour « avoir agi de manière à donner lieu de croire qu’elle était autorisée à exercer la médecine » et pour « avoir exercé illégalement la médecine ». Si elle était trouvée coupable, elle est passible d’une amende minimale de 2500 $, mais qui pourrait atteindre 62 500 $, comme stipulé dans le Code des professions. 

Digne d’un film d’horreur

Le musicien itinérant Raymond Henry Muller est accusé de meurtre dans une affaire digne d’un film d’horreur. À l’été 2018, il s’en serait pris à Cédric Gagnon, un musicien de son groupe, en le tuant, puis en se débarrassant du cadavre qu’il aurait préalablement dépecé.

Muller, qui vivait dans un autobus défraîchi avec sa femme et ses enfants, a été arrêté deux mois après l’homicide allégué, qui avait d’abord été traité comme une disparition. 

Accusé de meurtre au premier degré et d’outrage à un cadavre, Muller devrait subir son procès au début de l’année. 

Une date à fixer pour André Boisclair

Photo d'archives, Michaël Nguyen

L’ancienne étoile montante de la politique André Boisclair a causé une onde de choc quand il a été accusé d’agression sexuelle armée et avec la participation d’un tiers.

À ce jour, peu de détails ont filtré concernant cette affaire qui serait survenue en janvier 2014, soit juste après la fin de son mandat comme délégué général du Québec à New York. 

L’ex-chef du Parti québécois, qui a démissionné de son poste de
président-directeur général à l’Institut de développement urbain du Québec à la suite de sa mise en accusation, reviendra à la cour en janvier pour fixer la date de son enquête préliminaire ou de son procès, qui devrait se tenir en 2021. 

Le pasteur Guillot devrait connaître enfin son sort

Photo d'archives

Le procès du pasteur Claude Guillot, à qui l’on reproche d’avoir posé des gestes de violence et de contrôle à l’égard de six présumées victimes sur une trentaine d’années, s’ouvrait en juin 2018 au palais de justice de Québec. Les procédures et les reports multiples ont toutefois fait en sorte que 2020 va prendre fin sans qu’un jugement soit rendu. Au début de 2021, les avocats devront déterminer une date pour faire entendre leurs plaidoiries, après quoi le juge devra prendre la cause en délibéré pour rendre son jugement.  

Du déjà-vu pour Accurso

Photo d'archives, Martin Alarie

L’entrepreneur déchu Tony Accurso accumule les démêlés avec la justice depuis plusieurs années et 2021 ne fera pas exception puisque dès janvier, il subira un procès en lien avec une affaire de pots-de-vin et de corruption de fonctionnaires. 

Selon la Gendarmerie royale du Canada, Accurso aurait versé plus de 2,6 millions $ dans des comptes bancaires offshore reliés à des fonctionnaires de l’Agence du revenu du Canada, afin d’obtenir un traitement de faveur pour ses entreprises et ainsi payer moins d’impôt. 

Six jeunes orphelins

Photo d'archives

La mort de Jaël Cantin (à droite sur la photo) en janvier dernier a privé six enfants âgés de 1 à 12 ans de leur maman... et de leur papa.

La femme de 33 ans a été retrouvée dans un piètre état dans sa résidence de Mascouche, sur la Rive-Nord de Montréal. Elle a succombé à ses blessures, tandis que son conjoint, Benoit Cardinal (à gauche), lui aussi blessé, a eu la vie sauve. Ce qui semblait de prime abord avoir toutes les allures d’une introduction par effraction ayant mal tourné s’est toutefois transformé en drame conjugal et l’homme de 33 ans a été accusé de meurtre, au palais de justice de Joliette. 

Pour accélérer les procédures judiciaires et éviter à des mineurs de témoigner plus d’une fois devant le tribunal, la Couronne a déposé un acte d’accusation privilégié dans ce dossier. Le procès devrait donc se tenir en février, pour une durée de six semaines.

Une quarantaine de témoins, civils, policiers et experts, seront entendus. 

La cause de Mario lirette reportée

Photo d'archives, Chantal Poirier

L’animateur de radio Mario Lirette devait subir son procès pour fraude en 2020, mais il a dû être reporté, COVID-19 oblige. Le sort de l’homme de 69 ans, accusé d’une fraude de plusieurs dizaines de milliers de dollars, sera entre les mains d’un jury en mai 2021. Sept semaines ont été prévues pour présenter la cause, au palais de justice de Longueuil. Son coaccusé Joël Verreault a reconnu sa culpabilité à l’automne 2019. 

Présumé tueur à gages 

Photo d'archives

Le tueur à gages allégué Frédérick Silva devra répondre de quatre meurtres et d’une tentative de meurtre à la suite de son arrestation en février 2019, au terme d’une intense traque policière.

Selon les accusations déposées par la Couronne, Silva est responsable de la mort d’un ancien motard, d’un propriétaire d’entreprise de location d’autos et de deux autres personnes. Il aurait également tenté de tuer le mafieux Salvatore Scoppa en février 2017. Celui-ci a finalement été assassiné l’an passé, dans un hôtel à Laval. Le procès devrait se tenir cette année. 

Belle-mère de Granby

Le procès de la belle-mère de l’enfant martyre de Granby se tiendra à l’automne 2021, deux ans et demi après la mort de la fillette de 7 ans.

Il nous est interdit d’identifier la femme de 37 ans, sur ordre du tribunal, pour protéger la victime dont le décès a choqué tout le Québec et entraîné des enquêtes sur la Direction de la protection de la jeunesse.

La belle-mère est accusée de meurtre non prémédité et de séquestration.

À la demande de la défense, la cause a été transférée dans le district judiciaire de Trois-Rivières, où huit semaines ont été réservées pour le procès qui débutera le 13 septembre. 

La date du procès du père de la petite martyre n’est pas encore connue, mais il se tiendra après celui de sa conjointe.

Contrairement à celle-ci, le père de la bambine est en liberté en attendant son retour devant la cour, en avril 2021.

L’homme de 31 ans est inculpé de séquestration, de négligence criminelle mortelle, d’abandon d’enfant et d’omission de fournir les choses essentielles à l’existence.

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