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Trois indicateurs de votre santé financière à surveiller

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L’année 2020 a été si anormale, si éprouvante, c’est à se demander s’il faut vraiment en tirer un bilan.

Tout de même, au sortir de cette crise, un tour d’inspection s’impose peut-être. Comment va la santé financière ?

Voici les principaux indicateurs à surveiller : 

1. Amortissement total de la dette

On s’émeut souvent du ratio d’endettement des Canadiens par rapport à leurs revenus (p. ex. : les dettes représentent 170 % des revenus), mais cette donnée ne fournit pas un portrait très utile.  

L’idéal, c’est de pouvoir mesurer le poids de ses engagements en fonction de ses revenus. Le meilleur outil, bien qu’imparfait, s’appelle « l’amortissement total de la dette ».

Il suffit d’additionner les coûts de loyer (ou les remboursements hypothécaires), la moitié des frais de copropriété (le cas échéant), les impôts fonciers (le cas échéant), les coûts de chauffage et d’électricité ainsi que les dépenses découlant des autres dettes (prêt-auto, prêt personnel, cartes et marges de crédit). On divise la somme par son revenu brut. 

Si on utilise des dépenses mensuelles, il faut diviser par les revenus mensuels. On peut aussi le faire sur une base annuelle. 

Si le résultat dépasse 42 %, par exemple, une banque ne consentira pas de prêt hypothécaire. À ce niveau, ça se corse. Autour de 30 %, on respire beaucoup mieux ! 

Pour améliorer la situation, il y a deux options : augmenter ses revenus ou réduire ses dettes. Sur laquelle des deux avez-vous le plus de contrôle ? 

2. La cote de crédit

Le problème avec les cotes de crédit, c’est qu’on ne sait trop à laquelle se fier. Aujourd’hui, elle est déclinée à toutes les sauces.

Dans tous les cas, le calcul est basé sur les habitudes de paiement et l’utilisation du crédit. On doit payer à temps ses comptes, utiliser une fraction de sa capacité d’emprunt, expérimenter plus d’un type de crédit et conserver des lignes de crédit plus anciennes.  

Des variations peuvent apparaître selon l’institution qui produit la cote, mais, en général, notre réputation ne diverge pas d’un endroit à l’autre. Si on est un bon payeur, cela se reflète partout, peu importe le système de cotation.

Il ne vaut donc pas la peine de s’enquérir à gauche et à droite. Quand son institution financière offre un système d’évaluation gratuit, c’est suffisant. 

Le score de crédit importe, car il influence de manière concrète vos finances. Il joue sur les conditions d’emprunt, l’accès au loyer et le coût des primes d’assurance. 

3. Le bilan

Le bilan financier représente la donnée la plus concrète et révélatrice. La formule est simple : c’est la valeur des actifs (maison, chalet, placement, REER, CELI, etc.) de laquelle on soustrait le total des dettes (hypothèques, marge de crédit, prêt personnel, etc.).

Il n’y a pas de chiffres magiques à atteindre, mais le bilan doit normalement s’améliorer année après année.

Attention, les apparences sont trompeuses. Des actifs de même valeur ne valent pas pour autant la même chose. Les REER, les régimes de retraite, les placements non enregistrés, le chalet, l’immeuble à revenu sont en partie imposables au moment d’en disposer. D’autres avoirs sont libres d’impôt, comme le contenu du CELI, la résidence principale et les liquidités.

Généralement, on ne fait pas cette distinction en calculant le bilan, mais une évaluation de l’impôt latent offre un portrait plus juste. 

Faites l’exercice, pour voir. Certains réaliseront qu’ils sont presque millionnaires et d’autres qu’il leur reste encore beaucoup des croûtes à manger avant d’atteindre l’indépendance financière.

Tous ces indicateurs agissent les uns sur les autres. S’ils traduisent une santé financière chancelante, réduire ses dettes aura un effet bénéfique sur tous les plans. Ensuite, c’est l’épargne. On n’en sort pas...