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Un livre qui a fait bouger les choses

WE 1231 En mode lecture
Photo courtoisie Les enfants du silence
Gong Ji-young
Aux Éditions Picquier
288 pages

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Tout comme Colson Whitehead l’a fait dans Nickel Boys, l’écrivaine coréenne Gong Ji-young raconte dans ce livre coup de poing toutes les horreurs qui ont été perpétrées dans un établissement d’éducation spécialisée situé au sud de Séoul.

En Corée du Sud, la crise financière n’a épargné personne. Après avoir été contraint de fermer sa propre entreprise, Kang Inho aurait ainsi pu rester très longtemps sans boulot si sa femme n’avait pas été amie avec la nièce du principal d’une école privée pour enfants sourds souffrant parfois de déficiences mentales.  

À 33 ans, Inho quittera donc Séoul pour aller à Mujin, une ville côtière de province presque toujours plongée dans un épais brouillard. C’est là que se trouve l’établissement d’éducation spécialisée où il vient d’être engagé à titre de professeur de coréen, et même s’il ne maîtrise pas encore très bien la langue des signes, il a l’intention de se donner sans compter pour enseigner aux jeunes dont il va bientôt avoir la responsabilité.

Mais à peine arrivé, rien ne se passera comme prévu...

Un avant-goût d’enfer

Très vite, Inho comprendra en effet que quelque chose ne tourne pas rond dans cet établissement isolé de tout. D’abord, il y a cet élève qui se serait apparemment volontairement jeté sous les roues d’un train le jour de son entrée en fonction. Quant à l’accueil qu’on lui fera ensuite, difficile de faire plus froid ou plus désagréable. Mais le pire reste à venir : dès sa première semaine de travail, Inho sera témoin de scènes absolument horrifiantes. Et même s’il n’est qu’un simple enseignant, il tentera l’impossible pour venir en aide à tous ces pauvres gamins.

Grâce à ce roman basé sur des événements qui ont réellement eu lieu, une loi supprimant le délai de prescription pour les agressions commises sur des enfants de moins de 13 ans a été votée en 2011 en Corée.

Frissons garantis

Le cinquième cœur

<b><i>Le cinquième cœur</i></b><br>
Dan Simmons<br>
Aux Édition Robert Laffont<br>
576 pages
Photo courtoisie
Le cinquième cœur
Dan Simmons
Aux Édition Robert Laffont
576 pages

L’auteur américain Dan Simmons a régulièrement versé dans la science-fiction, dans le fantastique ou carrément dans l’horreur (impossible d’oublier l’excellent Terreur, publié en 2008 !). Mais ici, il va plutôt reprendre la formule qu’il avait utilisée pour Drood : revenir sur la vie d’un célèbre écrivain du XIXe siècle. 

Après Charles Dickens, ce sera donc au tour d’Henry James de se glisser entre les pages de l’un de ses romans. Sauf qu’on ne le retrouvera pas au meilleur de sa forme : en proie à une vive dépression, James a en effet décidé de se supprimer en se jetant dans la Seine, non loin du Pont-Neuf.  

Sherlock Holmes ressuscité !

On peut dire qu’il était moins une. Car passant justement dans le coin, c’est nul autre que le grand détective Sherlock Holmes qui l’empêchera de sauter. Contrairement à ce que tous les journaux ont annoncé deux ans plus tôt, Holmes n’est pas mort dans les chutes du Reichenbach. Il est d’ailleurs sur le point de se rendre à Washington pour tenter d’élucider la mort de Clover Adams, l’une des premières photographes de son temps. Et si Henry James acceptait de se joindre à lui, il lui en saurait vraiment gré.  

Malgré ses longueurs, l’intrigue policière qui suit ne manque pas d’intérêt. 

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