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Voyageurs en pandémie: «Les gens qui n'ont pas encore compris, il est temps qu'ils comprennent»

Voyageurs en pandémie: «Les gens qui n'ont pas encore compris, il est temps qu'ils comprennent»
Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

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Après avoir complété un quart de travail de 24 heures consécutives lundi, le chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Mathieu Simon, a déploré la décision de plusieurs Québécois de s'être envolés vers des destinations soleil en pleine pandémie.

«Je viens de finir 24 heures aux soins intensifs. Je l'ai fait avec enthousiasme. J'aimerais ça que tout le monde fasse sa part aussi. Ils ne peuvent pas venir faire des soins intensifs à ma place, mais ils peuvent peut-être éviter la partie de cartes, le bingo, ou le voyage qui va les emmener ou quelqu'un d'autre aux soins intensifs», a-t-il confié à Richard Martineau sur QUB radio.

Le système de santé s'approche du point de rupture, selon le Dr Simon. Si les touristes de la pandémie constituent «une minorité qui semble s'en foutre», ils pourraient néanmoins décourager d'autres citoyens restés au pays de respecter les règles.

«Les gens qui n’ont pas encore compris, il est temps qu’ils comprennent, parce qu’ils peuvent encore changer la chose», a-t-il toutefois souligné avec un mélange d'optimisme et d'exaspération.

Le médecin juge également que les députés Pierre Arcand et Youri Chassin, qui ont profité des vacances des Fêtes pour voyager, auraient dû rester à la maison.

«Je suis pneumologue. S'il fallait qu'on me prenne à fumer, je suis convaincu que j'aurais de la misère après ça à convaincre les patients.»

Tous les signes portent vers un prolongement des mesures de restrictions sanitaires à partir du 11 janvier, selon le chef des soins intensifs. Et si la priorité est de maîtriser la pandémie de COVID-19, les patients que traite en temps normal le Dr Mathieu Simon sont eux aussi des victimes collatérales.

«Quand tu fais un infarctus ou un cancer du poumon, te faire dire qu'on va te rappeler, c'est très angoissant», a-t-il dit. 

  • Écoutez l'entrevue du Dr Mathieu Simon à QUB radio: 

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