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La santé mentale des Québécois mise à mal

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Le possible nouveau confinement a un impact sur la santé mentale des Québécois, déjà mise à l’épreuve au cours des derniers mois. Les demandes d'aide sont en hausse, et les cas deviennent de plus en plus lourds.

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Le centre de crise Le Transit offre du soutien psychologique et un service d'hébergement de courte durée pour les personnes en détresse. En raison de la pandémie, la clientèle devient de plus en plus lourde.

«Ce qu'on peut observer à l'heure actuelle, c'est que les personnes connaissent vraiment des épisodes de détresse extrêmement majeurs. Très majorés par la pandémie», a expliqué Guillaume Le Moigne, directeur général de l'organisme.

En raison de la pandémie, il faut aussi revoir les services pour respecter les directives de la Santé publique.

«Ç’a quand même beaucoup changé parce que, normalement, on reçoit jusqu'à huit personnes en hébergement, mais vu qu’il faut respecter la distanciation sociale, les gens ne peuvent pas se partager de chambre. Donc, on est à un maximum de quatre», a affirmé l'intervenante Sofia Arfawi.

Selon la Direction de santé publique de Montréal, le nombre de personnes qui ont eu recours au guichet de santé mentale a bondi de 50% en octobre et en novembre, comparativement à la même période l'an dernier. Les spécialistes estiment que les besoins pourraient être encore plus grands.

«Entre 25% et 30% des gens qui ne demandent pas d'aide ont besoin d'aide. C'est là où ce qui est important, c'est que l'entourage doit avoir un pouvoir sur vous et dire: "Regarde, là, je pense que tu ne vas pas bien"» a expliqué le psychologue Paul Langevin.

La direction du centre a fait une demande au ministère de la Santé et des Services sociaux pour augmenter les services, sans avoir la certitude de trouver les intervenants nécessaires.

Au Québec, le téléphone a sonné près de 160 000 fois à la ligne Info-Social, entre juillet et octobre, ce qui représente un bond de 30% comparativement à 2019.

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