/news/transports
Navigation

Les transporteurs nolisés espèrent toujours de l'aide

Coup d'oeil sur cet article

L'appel à l'aide lancé en septembre dernier par les transporteurs routiers nolisés, à l'arrêt depuis maintenant 10 mois en raison de la pandémie, n'a toujours pas été entendu.

La Fédération des transporteurs par autobus s'était tournée vers Ottawa pour réclamer 16 millions de dollars afin d'assumer les frais fixes liés à l'entretien des véhicules. Les autocars de luxe qui constituent son principal actif commencent à sérieusement souffrir de détérioration et de dépréciation.

Remisés dans des stationnements, les autobus peuvent, tout au plus, voir leur moteur rouler de temps à autre. Les propriétaires ne peuvent pas rouler étant donné que les véhicules sont en situation de remisage, les plaques d'immatriculation ayant été retirées.

De plus, la rouille qui se répand fait en sorte que des propriétaires s'attendent à devoir entièrement remettre à neuf les systèmes de freinage lorsque le service reprendra.

La facture sera salée. «On le sait, un véhicule qui ne roule pas s'use beaucoup plus rapidement», a fait remarquer le président de la fédération, Martin Bureau.

Des discussions ont toujours cours avec le gouvernement fédéral, mais aucune possibilité d'entente ne pointe à l'horizon.

Les transporteurs n'envisagent pas de reprise des services nolisés avant encore plusieurs mois. «La seule chose qu'on souhaite, c'est que le vaccin fasse ses effets. Si le vaccin fait ses effets, on a une grande espérance que les touristes vont recommencer à sortir», a confié le directeur d'Autobus Hélie de Bécancour, Jean Pellerin.