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Canadien: Paul Byron, un couteau suisse dispendieux

Julien offre un vote de confiance à Byron malgré le salaire élevé de l’ailier

Polyvalent, Paul Byron a sa place avec le Tricolore, a insisté Claude Julien.
Photo Ben Pelosse Polyvalent, Paul Byron a sa place avec le Tricolore, a insisté Claude Julien.

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Claude Julien martèle le mot profondeur pour décrire l’édition 2020-2021 du Canadien. Pour la troisième journée d’affilée au camp, l’entraîneur en chef a parlé mercredi de la profondeur comme une clé pour connaître du succès avec un calendrier très condensé. 

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« Avec 56 matchs en 116 jours, on aura besoin de la profondeur, a dit l’entraîneur-chef du CH. Je ne m’inquiète pas de qui jouera dans la formation partante. Je me concentre plus à savoir si nous aurons assez de joueurs pour toute la saison. C’est plus ce facteur que nous regardons. Nous avons cinq trios qui peuvent jouer dans la LNH sans retirer un seul joueur. C’est un signe encourageant. »

Cinq bons trios, c’est une chose. Mais il faut aussi trouver une façon de respecter le plafond salarial. Depuis le début du camp, Ryan Poehling se retrouve au centre du cinquième trio aux côtés des vétérans Michael Frolik et Corey Perry. 

Jake Evans, lui, patrouille le quatrième trio avec Paul Byron et Artturi Lehkonen. Lors de sa visioconférence quotidienne avec les journalistes, Julien a répondu à une question sur le sort qui attend Byron.

Ailier important

À un salaire de 3,4 millions pour les trois prochaines saisons, Byron traîne un lourd contrat. Depuis l’acquisition de Perry et de Frolik, qui ont tous les deux accepté un pacte d’un an et 750 000 $, plusieurs journalistes ont spéculé sur l’avenir de « Ti-Paul » avec le CH. 

Marc Bergevin pourrait libérer un gros salaire advenant son départ, mais le DG pourrait également économiser quelques dollars en le plaçant de façon sporadique dans l’équipe des réservistes (taxi squad). Le risque de le perdre au profit de l’une des 30 autres équipes serait assez minime en raison de son salaire et des années restantes à son entente. 

Pour Julien, la possibilité d’écarter Byron de la formation n’a rien d’une réalité. 

« Cette conversation n’a pas eu lieu dans notre entourage, a-t-il répondu. Peut-être qu’à l’extérieur, les gens pensent qu’il est en danger. Mais Byron est comme un couteau suisse. Il peut monter dans les trios, il apporte de la rapidité. Il a beaucoup d’atouts, c’est un gars difficile à trouver. Dans notre entourage, nous ne tenons pas la même discussion qu’à l’extérieur. »

Âgé de 31 ans, Byron a participé à seulement 29 matchs l’an dernier, obtenant 10 points (4 buts, 6 passes). Depuis deux ans, l’Ontarien a joué de malchance avec des blessures au genou, au poignet et à l’avant-bras. 

En santé, il avait marqué 20 buts en 2017-2018 et 22 buts en 2018-2019.   

Le même rôle

Dans la bulle à Toronto, Byron avait regagné de sa vigueur avec 4 points en 10 matchs (1 but, 3 passes) et un dossier de +4. Pour la prochaine saison, Julien a bon espoir de revoir le bon visage de son adjoint capitaine. 

« Je ne vois pas de raison de lui confier un rôle différent. Il peut encore le faire. Son jeu n’a pas changé, sa rapidité est la même. Il est en santé maintenant. Je le regarde patiner, je ne vois pas d’inquiétude. »

Premier match

Julien et Bergevin auront un premier coup d’œil sur le potentiel de leur équipe, jeudi, lors de la présentation d’un match intraéquipe. Le CH jouera trois périodes de 15 minutes. 

Pour se rapprocher de la réalité d’un véritable match, Julien demandera à Pierre Allard et Patrick Delisle-Houde, deux responsables du conditionnement physique, de jouer le rôle d’arbitres.