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Cette saison de motoneige qui tarde rend impatient

Si vous vous rendez dans la Réserve faunique des Laurentides, sur les bords du sentier Trans-Québec no 23, su sommet du Mont-Apica, vous verrez cet observatoire mis en place par le Club de motoneigistes Lac Saint-Jean. Il vous permettra de découvrir un paysage inédit sur la chaîne des Laurentides.
Photo courtoisie Si vous vous rendez dans la Réserve faunique des Laurentides, sur les bords du sentier Trans-Québec no 23, su sommet du Mont-Apica, vous verrez cet observatoire mis en place par le Club de motoneigistes Lac Saint-Jean. Il vous permettra de découvrir un paysage inédit sur la chaîne des Laurentides.

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Que vous soyez novices ou expérimentés, les conditions actuelles, qui font en sorte que la saison retarde, doivent certainement vous pourrir la vie en tant que motoneigistes.

« Les conditions actuelles ne sont pas très agréables, autant pour les motoneigistes que pour les bénévoles des clubs qui veulent ouvrir leurs sentiers au plus vite. Nous n’avons aucun contrôle sur la nature, d’expliquer le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, M. Stéphane Desroches. Mais ce sont des situations qui se sont déjà produites par le passé, comme pour la saison 2014-2015, alors que les trois quarts du Québec vivaient une situation semblable. À titre d’exemple, mentionnons que dans les Basses-Laurentides, la saison avait débuté le 17 janvier. »

Si ces conditions pourrissent la vie des motoneigistes, selon l’expert, un autre facteur important entre en ligne de compte pour aiguiser la patience des amateurs.

« Personnellement, je crois que la particularité numéro un cette année, c’est la COVID. Les motoneigistes sont tannés. Ils veulent tous aller essayer leur nouvelle machine. On veut sortir, changer le mal de place si on peut le dire ainsi, mais malheureusement, la température n’est pas au rendez-vous. Il faut garder espoir parce que la situation va rentrer dans l’ordre. Il faut de grands froids pour une bonne semaine afin que les cours d’eau et la terre soient gelés dans certains secteurs, pour avoir un bon fond de sentier. Il faut encore 30 à 40 centimètres de neige pour réussir à créer des sentiers sécuritaires, agréables à sillonner. »

Si vous vous rendez sur la carte des conditions de sentiers, vous allez apercevoir de très petits secteurs qui sont ouverts.

« Les endroits où c’est ouvert, en Haute-Mauricie, dans le haut de Lanaudière, dans les Hautes-Laurentides et en Abitibi, il faut faire très attention. Plusieurs obstacles naturels, comme de très grosses roches, ne sont pas loin sous la fine couche de neige. La prudence est de mise en tout temps. »

Dans les régions plus au sud, le spécialiste déplore le comportement de certains motoneigistes qui circulent sans permission, sur les terrains privés. « Ils mettent carrément en danger les droits de passage nécessaires pour leur donner de beaux sentiers. »

LA SAISON AURA LIEU

Contrairement à ce que certaines personnes rapportent, il n’y a pas de danger pour la saison.

« À moins d’un changement de la part du gouvernement, il n’y a rien qui indique que la saison soit en danger. Les clubs travaillent très fort pour préparer le terrain et les sentiers, afin que tout soit prêt le moment venu. Il faut que les motoneigistes qui regardent le site et qui voient des surfaceuses en mouvement comprennent que cela ne signifie pas que les sentiers sont ouverts. Il faut vraiment se rendre sur les sites des conditions de sentiers ou encore se renseigner auprès de son club local pour obtenir l’information juste. »

Tous les éléments ont été mis en place pour respecter les normes sanitaires établies par la Santé publique. Il faut les respecter.

« La Santé publique gère les mesures à partir du nombre de cas qui sont relevés tous les jours, d’expliquer Michel Garneau de la FCMQ et rédacteur en chef du magazine Motoneige Québec. C’est certain que plus il y a de cas, plus il y aura de restrictions. Si les motoneigistes ne veulent pas que leur loisir soit touché, il faut que chacun se prenne en mains et s’assure de bien respecter les consignes à tous les niveaux. Autrement dit, par exemple, il ne faut pas se retrouver dans un refuge à douze personnes, sans masques. Si on peut aider à abaisser le nombre de cas de COVID le plus bas possible en respectant les normes, c’est de cette façon que nous aurons une belle saison de motoneige. Si les motoneigistes sont insouciants et que le nombre de cas augmente, il faut s’attendre à ce que le gouvernement agisse pour empêcher une flambée des cas. »

LE GUIDE DU NOUVEAU MOTONEIGISTE

Contrairement à ce que certains ont cru, parce qu’ils ne le trouvaient pas immédiatement, le Guide du nouveau motoneigiste est une réalité.

« La rédaction du guide est terminée. Il sera en ligne dans les prochaines heures, en format PDF. Les amateurs pourront donc y avoir accès et découvrir une foule de renseignements sur le monde de la motoneige. On y retrouve des consignes de sécurité, un survol de l’activité, les accessoires, un survol des sites touristiques », d’expliquer Michel Garneau. « Il y aura aussi des mentions des obligations de la nouvelle loi. C’est un document qui met en lumière le monde de la motoneige pour le néophyte qui veut prendre connaissance de ce qu’est l’industrie de la motoneige au Québec. Il s’agit d’une première version. Dans un futur rapproché, la Fédération va produire un dépliant explicatif illustré sur le sujet. »

Cliquez ce lien, afin de consulter le Guide du nouveau motoneigiste.

EN BREF  

  • La saison n’est pas vraiment débutée que déjà des contrevenants se sont fait prendre par des patrouilleurs de la Fédération, dans le haut de la région de Lanaudière. Ils ont émis 10 constats de 48 heures, autant d’infractions, en plus de vendre cinq droits d’accès en sentier au coût de 650 $ chacun. Ces hors-la-loi auraient dû l’acheter avant de prendre ce risque parce qu’ils n’auraient déboursé que 340 $ pour le même droit, avant le 9 décembre, et 420 $ après cette date. 
  • Plus que jamais il faut éviter les lacs et les cours d’eau présentement parce que les conditions actuelles les rendent extrêmement dangereux. Il n’y a pas eu de grand froid et les pluies abondantes sont venues augmenter encore plus le risque. Il faut attendre les sentiers balisés par les bénévoles des clubs avant de s’aventurer sur une surface gelée.