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Comment retrouver la forme financière en pleine crise?

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Illustration Adobe Stock

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Je ne connais pas un adulte qui songerait à participer au prochain marathon si son dernier exploit sportif remonte à cette fois où il a dû courir derrière un autobus jaune.

Il est à peine plus réaliste de viser du jour au lendemain un taux d’épargne de 25 % si on a toujours vu le bout de sa paye.

L’épargne, c’est comme le sport

Quand ce n’est pas « naturel » ou qu’on ne l’a pas pratiqué depuis des années, on n’en retire pas tellement de plaisir au début. 

Mieux vaut alors se fixer des objectifs modestes, sinon on augmente le risque d’échec.

Je vous fais cette mise en garde, car le mois de janvier se prête aux résolutions. D’accord, ce n’est pas un début d’année ordinaire, et peut-être avez-vous autre chose en tête... 

Ou au contraire, comme vous êtes limité dans ce que vous pouvez faire, vous vous dites que c’est l’occasion de donner un coup. Et vous êtes plus motivé que jamais.

Attention ! Vous savez comment c’est, la motivation. Ça vient dans une bourrée et ça dégonfle lentement. Ce n’est pas long que les objectifs trop ambitieux prennent le bord, anéantissant du même coup ce qui reste de volonté.

Limitez vos ardeurs, concentrez-vous sur des cibles que vous pourrez maintenir.

Voici mon plan pour les couch potatoes de l’épargne :

1. Pour l’instant, ne vous préoccupez pas des retards que vous auriez pu accumuler dans votre épargne retraite ou de l’état général de votre situation financière. Le portrait global peut sembler décourageant. Vous ne réglerez pas le problème en un claquement des doigts, il faut dans un premier temps construire les fondations : intégrer l’habitude d’épargne.

2. Avant de définir un objectif, faites l’inventaire détaillé de vos dépenses. Éventuellement, c’est à partir de ces informations que vous devrez faire des choix.

3. Parmi ces dépenses, identifiez celles qui ne sont pas essentielles. Classez les autres en ordre importance pour vous et votre famille. Il y en a que vous pourrez couper totalement, d’autres que vous pourrez réduire. Coupez dans certains abonnements, négociez vos forfaits de communications, vérifiez s’il n’est pas possible de réduire vos frais bancaires.

4. Au début, fixez-vous de petits objectifs que vous pourrez facilement atteindre. Épargnez la moitié de votre augmentation de salaire, le remboursement d’impôt ou le boni.

5. Vous devez établir une cible concrète et réaliste. « Épargner plus » ou « être indépendant financièrement » ne sont pas des objectifs clairs. « Mettre de côté 200 $ par mois » ou « épargner 1 % de son salaire » est beaucoup plus tangible.

6. C’est un jeu d’enfant de programmer des transferts entre institutions financières. Ouvrez un compte dans une banque virtuelle. Que ce soit 25 $, 50 $ ou 100 $, planifiez un transfert automatique vers ce compte d’épargne chaque fois qu’une paye entre.

Si vous traînez des soldes sur votre carte de crédit, vous devez d’abord vous attaquer à ces dettes, car les intérêts coûtent cher.

L’atteinte des objectifs modestes préserve la motivation. Quand vous vous sentirez en contrôle, remontez d’un ou deux crans vos objectifs.