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Couvre-feu au Québec: les victimes ne doivent pas s’isoler

Les centres pour les femmes violentées demeurent ouverts

GEN - MME CHANTAL ARSENAULT
Photo Martin Alarie Chantal Arsenault, présidente d’un organisme qui vient en aide aux victimes de violence conjugale, craint les effets du couvre-feu pour celles qui vivent dans un milieu violent.

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Les centres d’hébergement pour les victimes de violence conjugale sont grandement préoccupés par le couvre-feu imposé par le gouvernement et rappellent que les victimes peuvent sortir chercher de l’aide en tout temps.

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« Le couvre-feu, c’est un frein de plus pour sortir de la violence conjugale. Il ne faut pas sentir qu’on défie les mesures sanitaires quand on s’enfuit, s’inquiète Chantal Arsenault, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. C’est légal de quitter un conjoint violent, confinement ou pas. »

Plusieurs organismes qui œuvrent auprès des victimes de violence conjugale ont fait part mercredi de leurs inquiétudes quant au couvre-feu imposé par le gouvernement, entre 20 h et 5 h, dès samedi.  

« La pandémie est une situation idéale pour un conjoint violent, puisque la première chose qu’il va faire, c’est d’isoler la victime de son réseau », déplore Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Et pour contacter un organisme ou le 911, c’est plus difficile lorsqu’il est présent à la maison, poursuit-elle, en implorant les voisins, les amis, la famille, mais aussi les épiceries et les pharmacies de garder les yeux ouverts, puisque ce sont les seuls lieux où il est encore légitime de sortir. 

Intensification de la violence

Depuis le premier confinement, les organismes notent une intensification de la violence, « tant en fréquence qu’en gravité, précise Mme Arsenault. À la limite, on va payer le taxi pour que la femme s’en vienne ici, mais il faut qu’elles sachent que les maisons continuent d’être ouvertes », martèle-t-elle en rappelant qu’on peut venir en aide aux victimes de violence conjugale en tout temps, si elles doivent être sorties rapidement d’un milieu violent.  

« Ce n’est pas de transgresser les lois, c’est de peut-être sauver des vies », conclut-elle. 


♦ Si vous craignez pour la sécurité de quelqu'un, composez le 911.

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