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Chaos à Washington : «Un jour sombre pour la démocratie américaine» - François Legault

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Les manifestations qui ont dégénéré et fait des blessés à Washington ont rapidement été dénoncées par plusieurs pays. 

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Au Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a dénoncé les événements. «Les images qui nous parviennent de Washington sont très inquiétantes. C’est un jour sombre pour la démocratie américaine. Je crois cependant que ce grand pays va rebondir comme il l’a toujours fait dans son histoire», a-t-il publié sur Twitter.

La cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a également tweeté sur ce sujet, affirmant que «la situation au Capitole à Washington ne représente pas ce que devrait être notre démocratie et la manière dont des valeurs profondes devraient être défendues. Cela ne peut pas être le visage de nos institutions. Nous devons condamner sans équivoque la violence et l’intimidation.»

À Ottawa

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a déploré dans un tweet les violences dans la capitale américaine.

«Les Canadiens sont profondément perturbés et attristés par l’attaque contre la démocratie survenue aux États Unis, notre plus proche allié et voisin. La violence ne l’emportera jamais sur la volonté du peuple. La démocratie aux États-Unis doit être respectée, et elle le sera.»

Même son de cloche pour le chef de l’opposition Erin O’Toole sur Twitter.

«L’assaut qui est mené contre le Capitole présentement est une atteinte à la liberté et à la démocratie. Je suis profondément attristé de voir le chaos s’emparer de notre plus grand allié», a-t-il écrit sur Twitter.

«L’horreur qui se déroule à Washington est effrayante et elle a été provoquée par Donald Trump. Il peut y mettre fin maintenant, mais il refuse de le faire. La démocratie ne doit pas être intimidée. La violence doit cesser», a également réagi Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique.

Le chef du Bloc québécois a aussi commenté cette nouvelle, accusant directement le président américain :

«Une fois apaisée, la situation dégradante provoquée par Donald Trump dans un haut lieu de démocratie, et pour une idéologie identifiée à son nom, permettra certainement à la majorité bienveillante des États-Uniens de voir que cet homme et cette idéologie ne les ont pas servis», a-t-il mentionné sur le réseau social.

L’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kristen Hillman, a également fait le point sur la situation sur Twitter, encourageant les résidents canadiens à se renseigner sur les directives des autorités :

«Nous suivons de très près l’évolution de la situation à Capitol Hill. Tout le personnel de l’ambassade est en sécurité et répertorié. Nous appelons au calme pendant cette période. Les Canadiens vivant à DC devraient suivre les conseils des autorités locales.»

Au gouvernement fédéral, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, s’est dit troublé par les récents événements.

«Le Canada est profondément troublé par la situation à Washington DC. La transition pacifique du pouvoir est fondamentale pour la démocratie — elle doit se poursuivre et elle aura lieu. Nous suivons de près les développements et nos pensées sont avec le peuple américain», a-t-il notamment tweeté.

Royaume-Uni

Le premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des «scènes honteuses», et appelé à une transition «pacifique et ordonnée» du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

«Rien ne peut justifier ces tentatives violentes pour faire échouer la transition légale et conforme du pouvoir», a jugé de son côté le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

Allemagne

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé les partisans de Donald Trump à «cesser de piétiner la démocratie», ajoutant que «les paroles incendiaires se muent en actions violentes».

Le ministre des Finances et vice-chancelier Olaf Scholz a condamné les «images inquiétantes» de Washington, dénonçant «une attaque insupportable contre la démocratie».

France

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a condamné «une atteinte grave contre la démocratie». «La volonté et le vote du peuple américain doivent être respectés», a-t-il ajouté.

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a envoyé pour sa part ses «pensées démocratiques et amicales» aux parlementaires américains empêchés de siéger après l’irruption des manifestants pro-Trump.

UE

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé un «assaut inédit contre la démocratie américaine» et appelé au respect du résultat de l’élection présidentielle.

«Assister aux scènes de ce soir à Washington est un choc. Nous comptons sur les États-Unis pour permettre un transfert de pouvoir pacifique à Joe Biden», a déclaré pour sa part le président du Conseil européen Charles Michel sur Twitter.

Le président du Parlement européen David Sassoli a, lui, qualifié de «profondément préoccupantes» les scènes qui se sont déroulées au Capitole. «Les votes démocratiques doivent être respectés», a-t-il ajouté.

Otan

Le chef de l’Otan Jens Stoltenberg a dénoncé des «scènes choquantes», et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

Irlande

Le premier ministre irlandais Micheal Martin a rappelé «le lien profond» de son pays avec les États-Unis, disant observer les événements à Washington avec «beaucoup d’inquiétude et de consternation».

«Scènes choquantes et profondément tristes à Washington DC, que l’on doit nommer pour ce qu’elles sont: une agression délibérée de la démocratie par un président sortant et ses partisans», a condamné le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney.

Pays-Bas

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte a qualifié d’«horribles» les images de Washington, et appelé Donald Trump à «reconnaître Joe Biden comme le futur président aujourd’hui».

Norvège

«Ce que l’on voit en ce moment à Washington est une attaque totalement inacceptable contre la démocratie aux États-Unis. Le président Trump a la responsabilité d’arrêter cela. Images effrayantes, incroyable que ce soit les États-Unis», a réagi la première ministre norvégienne Erna Solberg.

Des grandes entreprises américaines appellent Trump à «mettre fin au chaos»     

Le lobby Business Roundtable, qui représente les plus grandes entreprises américaines, a appelé mercredi Donald Trump à intervenir pour mettre fin aux violences en cours au Capitole, causées par des partisans du président sortant pendant une séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle.

«Le chaos dans la capitale de la nation est la conséquence d’efforts illégaux pour changer les résultats légitimes d’une élection démocratique. Le pays mérite mieux», a fustigé le groupe. «Business Roundtable appelle le président et les autorités à mettre fin au chaos et à faciliter une transition politique pacifique».

Ce lobby regroupe des fleurons américains allant d’Apple à Boeing en passant par American Express, Best Buy, Bank of America...

Des centaines de manifestants favorables au milliardaire républicain ont envahi l’assemblée à Washington dans un climat insurrectionnel, interrompant la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden.

«Le président sortant a incité à la violence dans une tentative de garder le pouvoir, et tout élu qui le défend viole son serment à la Constitution et rejette la démocratie au profit de l’anarchie», a de son côté réagi la National association of manufacturers dans un communiqué.

Pour Richard Trumka, président du puissant syndicat AFL-CIO, les violences au Capitole sont «un assaut impensable contre la démocratie».

Des militaires de la Garde nationale ont été envoyés à Washington et Donald Trump a fini par demander à ses partisans, dans une courte vidéo, de «rentrer chez eux».