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Les déplacements en transport en commun surveillés lors du couvre-feu

Reactions du réconfinement du Premier-Ministre François Legault à Montréal,Québec, Canada. Le mercredi 6 janvier, 2020.

Sur cette photo: Station de Metro Beaudry vide

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI Reactions du réconfinement du Premier-Ministre François Legault à Montréal,Québec, Canada. Le mercredi 6 janvier, 2020. Sur cette photo: Station de Metro Beaudry vide MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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À partir de samedi, seuls les déplacements essentiels seront permis dans les transports en commun entre 20h et 5h, mais les modalités entourant la surveillance des usagers étaient toujours floues au moment d'écrire ces lignes. 

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Le couvre-feu annoncé, qui s’étendra jusqu’au 8 février, permettra seulement aux personnes devant se déplacer selon des critères établis par Québec de circuler le soir et la nuit. C’est notamment le cas des personnes devant aller travailler, ou se rendre à la pharmacie ou à l’hôpital.  

Un citoyen pourrait ainsi se faire interpeller par les policiers avant d’embarquer ou en débarquant d’un bus, d’un taxi, d’un train ou du métro pour vérifier si le déplacement est nécessaire, a confirmé le ministère de la Sécurité publique.  

Il devra fournir une pièce justificative de son employeur ou évoquer la raison essentielle de son déplacement. S’il contrevient aux règles du couvre-feu, il pourrait se voir octroyer une contravention allant de 1000 $ à 6000 $.  

Plus de détails devraient être précisés jeudi dans un point de presse de la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault. Le gouvernement travaille d’ailleurs à élaborer un document d’identification pour les travailleurs essentiels. 

La Société de transport de Montréal (STM) a déjà confirmé que ses inspecteurs et employés n’effectueront pas de contrôle ou de vérification des motifs de déplacements des usagers durant la période d’application du couvre-feu.

Il se peut que l’offre de service dans le transport en commun soit revue à la baisse, mais rien n’est encore confirmé. Les sociétés de transport de Montréal et Laval étudient la question. 

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) et l’opérateur d’autobus et de train de banlieue exo ne prévoient pas pour l’instant des changements majeurs à leur offre de service actuelle. 

Règles floues chez les chauffeurs de taxi 

On ne sait pas non plus de quelle façon précisément les règles seront appliquées à bord des taxis. Au Bureau du taxi de Montréal, on va demander aux répartiteurs et aux chauffeurs de continuer à sensibiliser les clients sur les directives imposée par le gouvernement, notamment pendant le couvre-feu, précise la porte-parole Marianne Bourque. 

Le couvre-feu imposé par le gouvernement Legault ne devrait pas changer grand-chose, selon des chauffeurs de taxi rencontrés aux abords du Terminus Longueuil mercredi. Certains affirment que leur clientèle est généralement composée de travailleurs essentiels et de gens qui vont faire l'épicerie depuis le début de la COVID-19. 

«J'ai hâte que les matchs de hockey et les événements reviennent le soir», lance Jeannot Lévesque, chauffeur de taxi depuis 37 ans sur la Rive-Sud de Montréal.  

«J'attends dans ma voiture pendant cinq heures pour une course qui va peut-être me rapporter 8-9 $ alors que ça me coûte 20 $ de chauffage pour demeurer dans ma voiture douze heures», lance son collègue Jean-Pierre Joseph. Ce dernier n'avait effectué que deux courses en milieu d’après-midi mercredi, soit trois fois moins qu’en temps normal. 

Jeannot Lévesque, chauffeur de taxi depuis 37 ans sur la Rive-Sud de Montréal
Guillaume Pelletier
Jeannot Lévesque, chauffeur de taxi depuis 37 ans sur la Rive-Sud de Montréal

Autobus interrégionaux 

Dans les nouvelles mesures gouvernementales, les déplacements interrégionaux ne sont pas recommandés, mais ils ne sont pas non plus interdits. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a assuré qu’il n’y a pas d’obligation formelle pour cesser les activités de transport en commun entre les villes. 

Le transporteur Limocar, qui assure la liaison entre Montréal et Sherbrooke, a déjà annoncé qu’il réduirait drastiquement son nombre de départs à partir de samedi. Seule la ligne express circulera, et il n’y aura plus que deux départs par jour dans chaque direction. 

Keolis Canada, dont les autobus desservent notamment Montréal, Québec et la Gaspésie, est toujours en réflexion sur l’ajustement de ses activités.