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On jase : contrôler sa consommation d'alcool, est-ce que ça se peut?

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Getty Images

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Cette histoire est arrivée au bout de mon clavier, mais pourrait tout aussi bien se dérouler sur l’écran de votre portable posé sur l’îlot de la cuisine, un vendredi soir. 

J'ai fait un apéro virtuel avec trois personnes qui ont changé leur consommation d'alcool – quatre en m’incluant ! En marge de tous nos potins habituels échangés lors de cet happy hour en ligne, nous avons remarqué que nous sommes tous parvenus à contrôler notre consommation d’alcool sans pour autant arrêter de boire. 

Divulgâcheur de la soirée : il n’est pas nécessaire d’arrêter de boire pour améliorer sa consommation. Il est même franchement agréable de boire moins, mais de boire mieux. On apprécie alors plus les soirées et surtout, les produits !  

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Eux, ce sont Flora, Alex et Gianni. Puis il y a moi, Marie. Nous sommes quatre «quand même» jeunes adultes qui nous donnons rendez-vous en ligne pour un apéro virtuel de temps à autre. C’est une occasion de ventiler, de briser la solitude et d’ajouter une touche de vie sociale à notre quotidien désormais connecté.

Elle, c’est Flora, 29 ans.  

Elle est franche, drôle et ambitieuse.

«Dans la dernière année, j’ai décidé de moins boire pour apprécier davantage mes soirées et surtout mes lendemains! Je mise davantage sur les bons produits comme des vins nature ou des alcools québécois. J’essaie aussi de rester toujours consciente de mon état pour ne pas laisser l’alcool faire déraper mon attitude.»

«J’ai remarqué que rendue à un certain niveau d’alcoolémie, je finissais la soirée fâchée et je gâchais l’ambiance. Le lendemain matin, je me sentais obligée de m’excuser. Je passais alors la journée à penser à la veille, à ce que j’avais dit et à comment je l’avais dit. Finalement, ce n’était pas vraiment le fun pour moi non plus vu que je passais la soirée frustrée et le lendemain hyper anxieuse.»

«J’ai toujours su qu’on conseille aux femmes de limiter leur consommation à 2 verres par jour (ou 3 pour les occasions spéciales) et à un maximum de 10 par semaine. Je suivais plutôt ce principe la semaine, mais je buvais beaucoup plus la fin de semaine. Depuis le début de la pandémie, je bois de 2 à 3 consommations par semaine. La quantité a beaucoup diminué. Je continue à boire quelques verres de vin par semaine, mais puisqu’on ne se rassemble plus, j’ai moins tendance à consommer.»

«Depuis un bout, je remarque que je préfère de loin être plus en contrôle durant la soirée et que le niveau d’amusement n’est pas du tout affecté. En plus, il est certain que je danse beaucoup mieux en buvant moins, ha ha!»

«Avec mon chum, c’est un peu pareil. On a moins de petites chicanes à propos de sujets banals. On découvre le plaisir de se lever tôt ensemble et de profiter de notre journée. On apprécie beaucoup plus nos lendemains.»

Elle, c’est Alex, 33 ans.   

Elle est pétillante, énergique et chaleureuse.

«Avant la pandémie, je buvais du jeudi au samedi, entre 5 à 10 consommations par soir. Depuis le début du confinement, les journées sont plus variées entre le lundi et le dimanche. Cela dit, je sais que pour éviter l’accoutumance physique et psychologique, il est recommandé de ne pas boire d’alcool du tout, au moins un jour par semaine. Alors quand on m’a proposé une « date sèche », sans alcool, j’ai été surprise, mais je me suis dit que ça compterait pour ma journée d’abstinence (d’alcool !).»

«C’est l’ami d’un ami. Je savais qu’il avait eu des problèmes de consommation et qu’il avait complètement arrêté de boire. Il semblait un bon match pour moi... mais je dois avouer que sa relation avec l’alcool me chicotait : serais-je prête à réduire ma consommation à moyen ou à long terme par amour ? J’ai quand même donné une chance à cette rencontre !»

«Il m’a offert de m’acheter du vin, mais je lui ai fait part de ma décision de vivre une « date sèche » avec lui. J’avais envie de vivre une expérience nouvelle. Pour moi, ne pas avoir mon facilitateur social pour un premier rancard relevait un peu de l’impossible. Je m’étais préparé en pensant à des idées d’activités pour nous divertir.»

«Cette soirée a été constructive. Le lendemain, nous sommes allés faire une randonnée en forêt – chose que je n’aurais jamais faite si j’avais eu une date très arrosée.»

«Même si notre relation n’ira pas plus loin, j’ai vraiment apprécié cette soirée sans alcool : je me rappelle de ce dont nous avons discuté et je ne me suis pas réveillée en me demandant si l’alcool avait accéléré artificiellement notre relation. Ça m’a fait vivre une belle expérience, différente et enrichissante.»

Lui, c’est Gianni, 26 ans.   

Il est attentionné, passionné et volubile. 

«J’adore performer dans tout ce que j’entreprends... Me rendre compte que ma consommation d’alcool avait un impact aussi grand sur ma pratique sportive m’a poussé à réduire ma consommation d’alcool – et même à l’arrêter complètement pour des périodes données.»

«Même si je savais que la limite pour les hommes est de 3 verres par jour et de 15 verres par semaine, il n’était pas rare que je boive beaucoup plus que ça. Je buvais deux à trois fois par semaine lors de soirées très arrosées dans les bars ou à l’appart avec les colocs.»

«Puis en 2017, j’ai essayé de faire un mois sans alcool. Depuis, je le fais chaque année. Ça m’aide à réaliser que je n’ai pas besoin d’autant l’alcool et que je peux contrôler ma consommation. C’est même devenu un rendez-vous annuel avec mes colocs. Tous le font pour des raisons différentes comme pour réduire l’angoisse ou pour chasser de mauvaises habitudes qu’ils ont lorsqu’ils boivent trop.»

«Cette année, après mon mois sans alcool, j’ai continué à contrôler ma consommation. Je compte maintenir une façon de consommer un peu plus intelligente. Parallèlement, le confinement m’aide à moins boire. Je remarque que ce sont les rencontres sociales qui sont un peu plus problématiques pour moi... celles où j’ai tendance à déraper, ha ha ! Mais cette fois, l’appui positif de mes colocs m’a poussé à prendre le tout plus au sérieux. Ça rend le contrôle de ma consommation plus facile. J’oserais même dire agréable !»

« En tout cas, c’est ma mère qui va être contente. Elle trouvait que je buvais trop et surtout, c’est la plus grande fan de mes performances à la course à pied ! »

Moi, c’est Marie, 33 ans.   

On dit que je suis assidue, extravertie et rigolote.

«J’avais entendu dire que l’alcool n’était pas recommandé pendant la grossesse. Quand j’ai voulu devenir enceinte, j’ai même appris qu’il était préférable d’éviter de consommer de l’alcool à partir du moment où on désire concevoir un enfant. Je n’ai fait ni une ni deux et j’ai réduit ma consommation. Je n’étais pas une grande buveuse, mais disons que ça dérapait au-delà des trois verres occasionnels recommandés lors des grosses soirées... Pour ne pas le vivre seule, j’ai même entraîné mon chum dans l’aventure. Après tout, on le faisait à deux ce bébé-là !»

«Pendant la grossesse, je souhaitais donner toutes les chances d’un bon développement à mon bébé. Je me suis tournée vers les vins et les bières sans alcool et les mocktails. À coup d’essais et erreurs, j’ai trouvé certaines marques et des recettes que j’aimais bien.»

«Ça m’a bien servi, parce que j’ai ensuite choisi d’allaiter mon bébé. Je savais que les femmes qui allaitent peuvent boire de l’alcool de temps à autre, quelque chose comme deux verres selon certaines conditions. Mais je trouvais ça compliqué à gérer, car mon bébé ne suivait pas un horaire régulier de boires et il refusait le biberon (oh oui, ça se peut !).» 

«Trois ans plus tard, si je compte ma grossesse, l’allaitement et ma nouvelle vie maman, je dois dire que je n’ai pas envie de boire autant qu’avant. J’alterne entre du vin, des cocktails et des mocktails. Je remarque que j’ai plus d’énergie, que je me sens bien dans ma peau et que le budget autrefois consacré à l’alcool peut servir à autre chose...comme à acheter des jouets que j’aurais aimé avoir quand j’étais petite, ha ha !»

 

Écran noir.

Comment était la qualité de l'appel ?

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