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Il faudra que le traitement choc ait des dents...

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La deuxième vague de la COVID-19 est brutale. Au grand virus, les grands remèdes. D’où le reconfinement et le couvre-feu annoncés hier par le premier ministre François Legault.

La vérité est que pour une partie de la population, le respect des consignes sanitaires et la réduction des contacts ont pris le bord dès cet été. Depuis, tenter de convaincre les récalcitrants, qu’ils soient de bonne ou mauvaise foi, éduqués ou pas, est futile. Ça crève les yeux. 

Face à la pandémie, le Québec, comme ailleurs, s’est en effet polarisé. D’un côté, une majorité se comporte de manière responsable et solidaire. De l’autre, une minorité non négligeable s’y refuse. 

Polarisation

Il eût fallu que le gouvernement en prenne acte bien avant. On peut s’en désoler. Force est toutefois de constater que dans l’urgence, il faut contraindre. Ce que M. Legault qualifie de « traitement de choc ».

On peut débattre des mesures annoncées, mais du couvre-visage au couvre-feu, à la guerre comme à la guerre. Pourra-t-on ralentir enfin la propagation folle et sournoise du virus ? Les prochaines semaines le diront.

Encore faudra-t-il que le traitement de choc ait des « dents ». Contrairement au temps des Fêtes, les policiers devront distribuer des amendes costaudes. Il en va de cette étape cruciale du combat, que l’on espère presque finale.

Vaccination 

Le premier ministre, dont le taux de confiance résiste encore à la tempête, sait néanmoins que le temps court. Les morts et les hospitalisations se multiplient. De nombreux Québécois sont épuisés physiquement et émotivement. 

Et combien d’entre nous, éventuellement, apprendront qu’ils ont un cancer avancé, mais non détecté à temps pour cause de « délestage » covidien ? L’espoir est pourtant là, mais à deux conditions essentielles. 

Que l’on se protège activement les uns les autres. Que nos gouvernements se grouillent pour vacciner une majorité de Canadiens. Rapidement, massivement et dans le respect des délais prescrits pour la deuxième dose. 

Il faut sortir de cette crise. Ensemble. Point.