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COVID-19: Conjuguer l'itinérance et le couvre-feu

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L’interdiction de se trouver à l’extérieur à compter de 20h en raison du couvre-feu amène beaucoup de questionnements sur le cas des itinérants. Les organismes d'aide craignent le pire s'il fallait que les policiers se mettent à leur donner des constats d'infraction.

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«Je ne sais pas où ça va finir, cette histoire-là, mais c'est terriblement dur parce que, nous, on n'est pas choyés. Étant donné qu'on est des gens sans abri, on est tout le temps pris avec des situations pénibles», explique Martin. 

Pour celui qui a tout perdu au début de la première vague, le couvre-feu aura certainement un impact. «Pour moi, la façon dont ça va m'affecter, c'est au niveau psychologique, et non au niveau physique», dit-il.

Alors que les amendes peuvent grimper jusqu'à 6000$ en cas de non-respect du couvre-feu, la ministre de la Sécurité publique veut se faire rassurante. 

«Le premier objectif, c'est d'aider ces personnes-là, de les accompagner pour se trouver une place dans un refuge. Il y a des places disponibles actuellement», a affirmé Geneviève Guilbault. 

Toutefois, de nombreux organismes n’ont plus de places disponibles. «Notre capacité maximum est déjà atteinte chez nous. Alors, il ne reste seulement que quelques places tous les soirs. Alors, on est limités dans notre champ d'action par rapport à de l'hébergement d'urgence», affirme François Boissy de La Maison du Père. 

En raison de la distanciation sociale et des bulles, il y a deux fois moins de lits qu'en temps normal. D'autres s'inquiètent de l'intervention policière. 

«Pour les personnes itinérantes, les policiers devront faire preuve de tolérance, pour les citoyens aussi. Ça nous semble être au niveau des pouvoirs discrétionnaires, en fait, des policiers», de dire Alexandre Pierre, de la Ligue des droits et liberté. 

Des refuges aimeraient faire partie des groupes prioritaires pour la vaccination.

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