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Jusqu’à 300 $ pour un test afin de rentrer au Canada

Les voyageurs se plient à la nouvelle exigence du gouvernement fédéral

Voyageur test covid-19
Photo Erika Aubin Laurie Cormier, une jeune femme de 20 ans qui arrivait de Philadelphie, aux États-Unis, a présenté sur son cellulaire son résultat de test négatif à la COVID-19 aux agents frontaliers de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, jeudi.

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Des voyageurs se sont conformés sans tracas à la mesure qui entrait en vigueur jeudi de présenter un résultat négatif à la COVID-19 en arrivant au pays et appuient cette décision malgré le coût parfois onéreux des tests à l’étranger.

« C’était difficile de décider si je partais ou non. Mais au final, j’y suis allée. Donc, c’est ma responsabilité de m’assurer que je ne ramène pas le virus », estime Alejandra Melian, rencontrée à l’aéroport Montréal-Trudeau.  

Depuis jeudi, tous les voyageurs doivent présenter un résultat de test négatif de COVID-19 datant de moins de 72 heures avant l’embarquement sur un vol à destination du Canada sous peine de ne pas pouvoir partir.

Mme Melian, qui a passé trois semaines dans l’État du Connecticut afin de visiter sa famille, a déboursé 195 $ US (247 $ CAD) dans une clinique pour ce précieux test. 

« C’est cher, mais je comprends pourquoi ils font cela. Surtout après avoir vu la situation [sanitaire] aux États-Unis », souligne-t-elle. 

Laurie Cormier s’est envolée vers Philadelphie pour visiter une amie quelques jours avant que le gouvernement annonce la nouvelle mesure. Celle-ci a été facile à respecter, quoique coûteuse, résume-t-elle.

« Je me suis rendue deux jours avant [mon vol] à l’aéroport où j’ai fait un test pour 250 $ US (317 $ CAD). J’ai eu mon résultat en une heure. C’est cher, mais au moins, ça m’assure que je ne reviens pas avec la COVID », raconte la jeune femme de 20 ans. 

Papier ou électronique 

Le Journal s’est entretenu avec plusieurs voyageurs qui ont payé entre 80 et 315 $ canadiens pour obtenir un résultat rapide à leur test de dépistage.

Ils disent avoir dû montrer leur test négatif – en papier ou de façon électronique – avant de monter à bord de l’avion ainsi qu’une seconde fois aux agents frontaliers canadiens.

Cette mesure est « rassurante », croit Ursula Johanson, qui arrivait de Bruxelles, en Belgique. 

« Je me sentais plus en sécurité de savoir que tous les gens dans l’avion avaient aussi reçu un test négatif », dit-elle.

Faux sentiment de sécurité

De son côté, une voyageuse belge qui a préféré taire son identité reste sur ses gardes. 

« Rien ne me garantit de ce que les gens font après leur test », note-t-elle en remettant en question une telle mesure qui lui a coûté 67 euros (104 $ CAD). 

Le chef des services des soins intensifs de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, François Marquis, met d’ailleurs en garde les voyageurs contre ce faux sentiment de sécurité. 

« Un test négatif va renforcer l’idée chez un voyageur qu’il n’a pas vraiment besoin de faire sa quarantaine. Mais si on fait le test trois jours avant le départ, ça laisse trois jours pour se contaminer. Et pendant tout le voyage du retour aussi, on peut contracter la COVID », explique M. Marquis, qui insiste sur l’importance de respecter l’isolement de 14 jours.

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