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Plateformes de livraison: les restaurateurs veulent payer moins

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L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) entend faire pression sur le gouvernement du Québec, afin qu’il réglemente les commissions parfois «exorbitantes» des différentes plateformes de livraison, en prévision du couvre-feu en vigueur dès ce samedi.

Les restaurateurs ont poussé un soupir de soulagement mercredi, alors qu’ils pourront continuer leurs activités au-delà de 20 h, malgré le couvre-feu. 

Bouée de sauvetage

Maintenant, ils espèrent pouvoir bénéficier d’un meilleur tarif auprès des différentes plateformes de livraison, puisqu’elles seront utilisées plus que jamais afin de livrer des repas.

«Pour nous, c’est une priorité en raison de notre capacité extrêmement réduite à faire des ventes dans le contexte actuel», indique d’emblée François Meunier, président de l’ARQ.

«La livraison sera à peu près la seule bouée de sauvetage à notre disposition, du moins, pour les quatre prochaines semaines, alors ça met encore plus en relief les frais exorbitants exigés par les tiers», poursuit-il.

En ce moment, les plateformes de livraison comme Uber Eats et DoorDash prennent des commissions d’environ 30 % sur chaque livraison effectuée.

L’ARQ cite en exemple l’Ontario et la Colombie-Britannique qui ont réduit les commissions pour ce type de livraison à 15 %.

«Gain majeur»

Des restaurateurs, qui confirment en grand nombre ne pas être rentables sans leur salle à manger, estiment que cette baisse serait d’une grande aide.

«Ce serait un gain majeur. Présentement, du take-out, on n’en fait presque pas, car les gens se déplacent de moins en moins. Avec les plateformes, c’est 30 % qui s’envole. Si on est capable de se rendre à 15 %, c’est certain que ça aiderait», fait valoir Frédéric Desrosiers, de la Taverne Grande Allée et du Snack Bar Saint-Jean.

«Si l’ARQ pousse en ce sens et que le gouvernement réussit à convaincre les tiers de diminuer nos commissions, c’est certain que ça nous aiderait», enchaîne Mickaël Garneau, gérant au Chic Shack.

Pas le choix

Mike Copeman, actionnaire au restaurant Poutineville, voit aussi d’un bon œil l’idée de faire diminuer les commissions. Il indique que les plateformes de livraison sont tellement populaires que les restaurateurs n’ont pas d’autre choix que de faire affaire avec elles.

«On fait nous-mêmes nos livraisons, mais on n’arrive pas à la cheville d’Uber Eats», fait-il valoir.