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Les voyageurs arrivant en Angleterre devront présenter un test négatif

Les voyageurs arrivant en Angleterre devront présenter un test négatif
AFP

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Tous les voyageurs arrivant en Angleterre et en Écosse devront présenter un test anti-Covid négatif effectué dans les 72 heures avant leur départ, pour éviter d’importer de nouvelles souches du coronavirus, ont annoncé vendredi les autorités.  

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Même en cas de test négatif, les personnes en provenance de pays « à haut risque » visés par les mesures de quarantaine devront continuer à s’isoler durant dix jours, ou cinq jours à condition d’un nouveau test négatif, a précisé dans un communiqué le gouvernement britannique. 

Cette mesure, qui entrera en vigueur la semaine prochaine en Angleterre, vise à protéger le pays « contre les nouvelles souches de coronavirus comme celles observées au Danemark et en Afrique du Sud », a-t-il expliqué.

Le gouvernement écossais a annoncé des mesures similaires.

Avec la quarantaine, « les tests effectués avant le départ fourniront une ligne de défense supplémentaire, nous aidant à contrôler le virus tandis que nous déploierons le vaccin de manière soutenue au cours des prochaines semaines », a ajouté dans un communiqué le ministre britannique des Transports, Grant Shapps.

Soulignant les « inquiétudes » qui existent au sujet de l’efficacité des vaccins sur le variant sud-africain, le ministre a affirmé vendredi matin sur la chaîne Sky News que le pays « ne peut simplement pas prendre le risque ».

Les scientifiques cherchent notamment à évaluer le comportement de ce variant face aux vaccins. Il présente une mutation qui pourrait théoriquement « l’aider à contourner la protection immunitaire conférée par une infection antérieure ou par la vaccination », a expliqué lundi le Pr François Balloux, de l’University College de Londres, cité par l’organisme britannique Science Media Centre.

Pour autant, rien n’indique à ce stade que cette mutation suffise à rendre le variant sud-africain résistant aux vaccins actuels, a-t-il tempéré. 

Confronté à une flambée des contaminations attribuée à un variant du virus détecté initialement dans le sud-est de l’Angleterre, le Royaume-Uni est le pays le plus endeuillé par l’épidémie en Europe, avec plus de 78 500 décès.

Le gouvernement compte surtout sur les confinements en vigueur dans les quatre nations du Royaume-Uni et le déploiement accéléré des deux vaccins autorisés, ceux de Pfizer/BioNTech et d’Oxford/AstraZeneca, pour enrayer la progression du virus, qui menace de submerger le système de santé.

Les personnes arrivant en Angleterre par train, traversier ou avion devront présenter leur test négatif avant d’embarquer et pourront être contrôlées à leur arrivée, les contrevenants risquant une amende immédiate de 500 livres (environ 862 dollars canadiens). 

Des exceptions sont prévues, notamment pour les transporteurs routiers et les enfants de moins de 11 ans. 

Fin décembre, les autorités britanniques avaient restreint les arrivées en provenance d’Afrique du Sud à cause du nouveau variant qui y a été identifié. 

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