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En 2021, ne rêvons pas en couleurs

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On sait au moins deux choses sur l’année 2021 : elle sera difficile sur le plan de la pandémie avec le nouveau confinement et elle sera politiquement chargée avec les élections municipales ainsi qu’un possible scrutin au fédéral.

Plus le temps passe, plus les élections porteront sur l’après-pandémie et la relance économique. La population jugera de moins en moins nos élus sur ce qu’ils ont fait pendant la crise, mais davantage sur ce qu’ils comptent faire pour nous aider à sortir de celle-ci.

« Tant qu’à y être »

Comme lorsqu’on rénove une maison, certains politiciens pourraient être tentés de faire des « tant qu’à y être » pour changer notre société de fond en comble.

Avant son dernier discours du trône, Justin Trudeau et son équipe semblaient avoir l’intention d’utiliser cette tribune pour revoir les fondements du pays. 

Rapidement, ils se sont rendu compte que la population n’allait pas les suivre. Ainsi, la très grande majorité du discours a porté sur la gestion de la COVID‐19 et non pas sur de grands changements.

Un casse-tête

Pour l’ensemble des politiciens, cet état d’esprit de la population va compliquer grandement leur préparation électorale. Ils devront trouver une façon de se démarquer tout en restant au diapason de la population.

Par contre, nos élus devront s’attaquer à nos faiblesses exposées par la pandémie : des aînés laissés à eux-mêmes en CHSLD, des écoles mal ventilées, un système de santé qui tient avec de la broche et l’internet haute vitesse qui ne semble pas être un service accessible partout au Québec.

Des enjeux qui ne sont peut-être pas excitants à vendre en campagne, mais qui sont maintenant très essentiels pour nous tous. 

Pour un bon nombre d’électeurs, le parti qui va simplement promettre de revenir comme c’était en février 2020 aura leur vote. Car, le temps n’est pas au pelletage de nuages.