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Couvre-feu: ce n’est pas la fin du monde

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Ils ne ferment pas les écoles primaires ! Merci Jésus (François Legault) : je n’aurai pas à me transformer en Émilie Bordeleau des pauvres et à commander le don d’ubiquité en ligne chez Costco.

Va falloir que je reste chez nous, par exemple. Oui, dès samedi, tout le monde devra rentrer dans sa cabane à compter de 20 h. Impossible astheure d’aller manger de la fondue chez Jean-Gilles en se disant qu’« on est safe nous autres icitte ». 

C’est pas la guerre du Vietnam

Dit de même, je sais que ç’a l’air paniquant. Se faire enfermer dans nos propres maisons par l’État, ça nous fait penser à la guerre. Pis la guerre, c’est pas plaisant. Mais je nous invite à prendre une grande respiration collective par le nez. 

On ne mangera pas une bombe en pleine face et, aux dernières nouvelles, nos conspirationnistes ont l’air un peu plus relaxes que la gang qui est rentrée dans le Capitole hier après-midi (j’espère). 

Donc on peut arrêter de se faire accroire qu’on passe nos soirées à s’accomplir de façon spectaculaire en dehors de la résidence familiale passé 20 h. Et faut surtout cesser, moi la première, d’être des ados rebelles et de vouloir s’adonner à toutes sortes d’affaires qu’on fait pas d’habitude, juste parce qu’on a pas l’doua. 

Je sais, tout ce qui est interdit devient soudainement très attirant. Du moins, c’est la conclusion qu’a tirée sœur Carmelle la centième fois où elle m’a pognée en train de babiller dans le corridor en sixième année. Mais là, adultons tous ensemble et disons-nous que si on écoute bien comme il faut, on pourra à nouveau être tequila Heineken dans pas long. 

Bébé fafa 

Nenon, ce sera pas le fun, mais c’est pas la fin du monde. Regardez, c’est facile. On a juste à rester chez nous, exactement comme d’habitude, pis à attendre le retour de La faille vautrée dans le divan.