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C'est l'heure du gros bon sens

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Hier soir, sur les médias sociaux, c’était le festival du défoulement.

À propos des événements troublants qui se déroulaient aux États-Unis.

Mais aussi à propos de l’annonce de François Legault d’imposer un couvre-feu à partir de samedi.

LES « SOLDATS DE LA LIBERTÉ »

Pour les événements aux États-Unis, on pouvait lire des messages comme : « Enfin, les Américains se réveillent ! », « Les USA ont été construits sur une révolution, en voici une autre ! », « Le véritable coup d’État s’est déroulé le 3 novembre dernier », « Les gens qui ont pris d’assaut le Capitole sont de vrais patriotes » et « Le peuple en a ras-le-bol des mensonges des médias et de l’élite qui sont à la botte de la gauche ! »

Et pour le couvre-feu de François Legault, c’était : « La dictature sanitaire frappe encore ! », « Nos droits et libertés de nouveau sous attaque », « Le gouvernement Legault impose un couvre-feu pour nous faire oublier ses propres erreurs » et « Le Québec n’est plus ce qu’il était, nous ne sommes plus capables de vivre avec le risque ».

Bref, les « défenseurs de la liberté » ont pris les médias sociaux d’assaut pour attaquer autant la « dictature idéologique des démocrates » que la « dictature sanitaire des caquistes ». 

CHICANES DE CHAPELLES

À ces « soldats » autoproclamés de la « liberté », j’ai envie de répondre une chose. 

Une seule chose.

Au-delà des clivages idéologiques, au-delà de la petite politique, au-delà des chicanes de chapelles, au-delà des querelles républicains-démocrates, gauche-droite ou libertariens-socialistes, il y a deux choses qui priment. 

Le respect des institutions démocratiques.

Et ne pas engorger le système de santé afin qu’il puisse mieux nous protéger. 

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Il y a des moments, dans la vie, où les clivages idéologiques n’ont plus leur place. Où ils deviennent inutiles, stériles, obscènes.

Contre-productifs.

Que tu sois de droite ou de gauche, républicain ou démocrate, tu dois respecter et protéger les institutions démocratiques.

Et que tu sois libertarien ou socialiste, défenseur des libertés individuelles ou collectives, tu dois te comporter de façon à ce que le système de santé ne pète pas au frette.

Bref, tu dois mettre ton idéologie de côté pour renouer avec le gros bon sens. 

Vous vous rappelez c’est quoi, le gros bon sens ?

Ou vous avez oublié son existence, à force de passer du temps dans des chambres d’écho ?

ILS ONT BU LE KOOL-AID

Je ne sais pas si c’est comme ça pour vous, mais j’ai des amis que je ne reconnais plus.

Des gens que je trouvais hyper allumés et dont j’appréciais le jugement, mais qui m’apparaissent de plus en plus comme les adeptes d’une secte. 

Trump a beau commettre les pires bêtises et se comporter comme le pire tyran, ils sont pro-Trump. Aveuglément.

Et le système de santé a beau craquer de partout et les hôpitaux manquer de lits, ils sont contre toute forme de confinement. 

Les uns sont dévorés par leur haine viscérale des démocrates. Et les autres, par leur détestation profonde de l’État. 

C’est comme si cette haine les empêchait de voir la réalité en face.

Désolé, mais je suis de droite et déteste Trump.

Et je me méfie du socialisme et crois à la solidarité. 

À bas les chapelles.