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Israël: report d’une audience du procès Netanyahu à cause du confinement

Israël: report d’une audience du procès Netanyahu à cause du confinement
AFP

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Une audience à laquelle devait comparaître le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine prochaine, dans le cadre de son procès pour corruption, a été ajournée en raison du confinement instauré pour lutter contre le coronavirus, a indiqué vendredi la justice israélienne. 

M. Netanyahu a été inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat.

Son procès s’est ouvert en mai 2020 et il avait alors juste confirmé qu’il avait compris les charges contre lui. 

Sa présence n’avait pas été requise pour les audiences suivantes, mais il devait se présenter devant les juges le 13 janvier pour donner sa réponse formelle aux accusations, qu’il avait qualifiées en mai de « ridicules ».

Vendredi, le tribunal de district de Jérusalem a indiqué qu’« au vu du large nombre de participants à l’audience et du confinement, l’audience prévue le 13 janvier 2021 est annulée ».

Une nouvelle date sera annoncée ultérieurement, précise-t-il dans un communiqué.

Israël a imposé fin décembre un troisième confinement depuis le début de la pandémie de Covid-19, renforcé jeudi après une augmentation des cas.

L’administration judiciaire avait indiqué jeudi que les audiences devaient être reportées dans la mesure du possible jusqu’à la fin du confinement, prévue le 21 janvier.

Les mêmes juges ayant décidé de reporter l’audience pour raisons sanitaires avaient rejeté, mercredi, la demande des avocats de M. Netanyahu de l’ajourner pour leur laisser davantage de temps d’examiner des preuves.

Benjamin Netanyahu, 71 ans, dont 14 au pouvoir, est accusé d’avoir reçu pour 700 000 shekels (180 000 euros) de cigares, champagne et bijoux de la part de personnalités richissimes en échange de faveurs financières ou personnelles.

Selon les enquêteurs, M. Netanyahu aurait aussi tenté de s’assurer une couverture favorable par le plus grand quotidien payant d’Israël, le Yediot Aharonot.

La justice le soupçonne enfin d’avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société israélienne de télécommunications Bezeq en échange d’une couverture favorable d’un des médias du groupe, l’influent site Walla.

L’accusation a rassemblé plus de 300 témoins pour appuyer ses allégations.

En Israël, le premier ministre ne dispose d’aucune immunité judiciaire, mais n’a pas à démissionner ou à se retirer le temps du procès.

M. Netanyahu plaide son innocence et se dit victime d’une « chasse aux sorcières » des services du ministère public et des médias.