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Ottawa ne veut pas que la seconde dose des vaccins soit retardée

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Le fédéral presse les provinces de respecter les consignes des fabricants de vaccins en administrant une seconde dose contre la COVID-19 dans les temps prescrits, sinon le Canada risque de ne pas pouvoir accélérer le rythme de livraison des précieuses fioles.

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« Nous devons pouvoir montrer aux fabricants de vaccins que les provinces et territoires suivent les instructions, que la seconde dose est administrée dans un délai précis », a déclaré vendredi la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Anita Anand.

Les compagnies Moderna et Pfizer recommandent que leurs vaccins soient administrés en deux doses injectées à trois ou quatre semaines d’intervalle.

Repousser en mars ?

Mais devant la lenteur de l’appro-visionnement, le ministre québécois de la Santé, Christian Dubé, prévoit repousser au mois de mars l’injection de la deuxième dose aux plus vulnérables.

Plus tôt cette semaine, le Dr Gary Kobinger, du Département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval, recommandait d’offrir au moins une première dose au plus grand nombre possible avant de procéder à la seconde.

Une telle stratégie pourrait compromettre la capacité d’Ottawa à convaincre les compagnies d’accroître et d’accélérer leurs livraisons au pays, prévient Mme Anand.

« Nos arguments pour faire accélérer les livraisons sont plus forts si on peut démontrer aux fournisseurs de vaccins que les provinces et territoires canadiens suivent les instructions », a-t-elle insisté.

À Québec, la députée libérale Marie Montpetit a appelé le gouvernement à « mettre de côté ses chicanes avec Ottawa et clarifier la situation au plus vite ».

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Trop peu de données

En début de semaine, la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, n’a pas rejeté l’idée de retarder la deuxième injection, mais elle a indiqué que trop peu de données permettaient de se prononcer pour le moment.

Vendredi, sa collègue, la Dre Supriya Sharma, conseillère médicale en chef de Santé Canada, a rappelé que d’après les données des essais cliniques fournis par Pfizer, une seule dose de son vaccin n’est efficace qu’à 52 % pour protéger contre la COVID-19 et non pas « de plus de 90 % » comme l’affirme Québec.

Tant Moderna que Pfizer ont indiqué ne pas être en mesure de garantir l’efficacité de leur vaccin si le délai d’injection entre les deux doses de trois ou quatre semaines n’est pas respecté.

– Avec Geneviève Lajoie, Bureau parlementaire