/news/politics
Navigation

Le Canada n'est pas à l'abri des dérives démocratiques, dit Trudeau

Le Canada n'est pas à l'abri des dérives démocratiques, dit Trudeau
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le premier ministre Justin Trudeau reconnaît que la démocratie canadienne n’est pas à l’abri d’événements violents tels que l’émeute pro-Trump survenue au Capitole de Washington cette semaine.

• À lire aussi: La présidence Trump vacille, Biden se pose en pacificateur

«Nous savons, alors que nous avons observé avec de vives préoccupations ce qui s’est passé ces derniers jours aux États-Unis, que nous ne sommes pas immunisés à cela au Canada», a-t-il dit en point de presse vendredi.

D'entrée de jeu, il a profité de son allocution devant sa résidence de Rideau Cottage pour soutenir que le président américain sortant, Donald Trump, a incité les émeutiers à «agir avec autant de violence».

Des groupes d’extrême droite qui ont participé au saccage du Capitole, comme les Proud Boys et les III%, ont des ramifications au Canada.

M. Trudeau a insisté, vendredi, sur l’importance que les politiciens choisissent leurs mots afin d’éviter les dérives.

«La démocratie au Canada, ce n’est pas un hasard, et ça ne va pas continuer sans effort. [...] Nous devons tous travailler ensemble pour protéger la démocratie contre ceux qui font la promotion de mensonges et qui créent de l’espace pour la haine et l’extrémisme», a-t-il ajouté.

Le Nouveau Parti démocratique exhorte le gouvernement Trudeau à inscrire les Proud Boys à la liste des entités terroristes.

Questionné à ce sujet, le premier ministre a évité de s’avancer en faisant valoir qu’il revient aux agences canadiennes de renseignement et de sécurité de déterminer qui doit se retrouver sur la fameuse liste noire.

En juin 2019, un premier groupe d’extrême droite, l'organisation néonazie Blood & Honour, a été ajouté. Sa division armée, Combat 18, y figure aussi depuis.

«Le processus de classement est toujours continu, et lorsqu'une organisation a été jugée conforme aux critères du [droit] pénal, elle est ajoutée à la liste», a expliqué Mary-Liz Power, attachée de presse du ministre de la Sécurité publique, Bill Blair.

Même si des organisations comme les Proud Boys ne sont pas considérées comme terroristes à proprement parler, le gouvernement Trudeau a tenu à préciser qu’il dénonce leur promotion de la suprématie blanche, de la misogynie et leur glorification de la violence.