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Virus: premières demandes d’autorisation de vaccins au Brésil

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AFP

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L’agence régulatrice brésilienne Anvisa a annoncé, vendredi, avoir reçu deux premières demandes d’autorisation d’urgence de vaccins contre la COVID-19, du laboratoire chinois Sinovac et d’AstraZeneca/Oxford. 

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Il s’agit d’un premier pas décisif vers la vaccination dans ce pays de 212 millions d’habitants qui n’a toujours pas commencé à immuniser sa population, alors qu’il compte plus de 200 000 morts causées par le virus.

Pour les deux demandes, l’Anvisa a affirmé que l’objectif était de donner une réponse «sous dix jours».

Ces deux vaccins ont été testés auprès de plusieurs milliers de volontaires au Brésil.

En ce qui concerne le vaccin développé par l’Université d’Oxford et le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, l’autorisation d’urgence a été demandée pour «2 millions de doses qui seront importées du laboratoire Serum, en Inde», a précisé l’agence dans un communiqué.

Plus de 210 millions de doses de ce vaccin seront ensuite produites au Brésil par l’institut public Fiocruz, à Rio de Janeiro, par le biais d’un accord entre AstraZeneca et le gouvernement fédéral.

Dans le cas du Coronavac, du laboratoire Sinovac, la distribution et la production locale seront assurées par l’institut Butantan, organisme sous tutelle de l’État de Sao Paulo.

Le ministère de la Santé du Brésil a annoncé, mercredi soir, avoir signé un accord pour l’acquisition de 100 millions de doses de ce vaccin.

L’institut Butantan avait rendu publics, quelques heures plus tôt, les résultats des tests menés auprès de quelque 13 000 volontaires brésiliens, montrant que le CoronaVac s’était révélé «de 78% à 100% efficace» contre le virus.

Le gouverneur de l’État de Sao Paulo, Joao Doria, a confirmé au moment de cette annonce qu’il comptait commencer la vaccination de ses administrés dès le 25 janvier.

Le vaccin CoronaVac a été décrié à plusieurs reprises par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dont M. Doria est pressenti comme un adversaire potentiel pour la présidentielle de 2022.

Un premier accord pour l’achat de 46 millions de doses de ce vaccin avait été annoncé en octobre, mais le chef de l’État l’avait fait annuler le lendemain, affirmant que «le peuple brésilien ne sera cobaye de personne».

Il s’était ensuite félicité, en novembre, de la suspension temporaire des tests cliniques du CoronaVac après la mort d’un volontaire. Les essais avaient repris deux jours plus tard, la cause du décès étant un suicide n’ayant aucun lien avec le vaccin.

Le gouvernement brésilien fait l’objet de nombreuses critiques pour sa gestion chaotique de la pandémie, notamment en ce qui concerne le plan national de vaccination. Un plan annoncé tardivement et sans date précise, alors que de nombreux pays ont déjà commencé à vacciner leur population, y compris l’Argentine voisine.