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Afghanistan: trois personnes arrêtées pour le meurtre d’un militant de renom

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Les forces de sécurité afghanes ont arrêté trois personnes liées à l’assassinat, le mois dernier, d’un militant de renom à la tête d’une organisation indépendante d’observation des élections, a annoncé la police samedi. 

Les assassinats ciblés de journalistes, de personnalités politiques et de défenseurs des droits sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan, où la capitale et plusieurs provinces sont en proie à une recrudescence des violences.

«Trois personnes ont été arrêtées en lien avec l’assassinat de Mohammad Yousuf Rasheed», a déclaré le porte-parole de la police de Kaboul, Ferdaws Faramarz, aux journalistes, sans préciser quand les trois personnes avaient été arrêtées ni si elles faisaient partie d’un groupe déterminé.

Le 23 décembre, Rasheed, directeur général du Forum afghan pour des élections libres et équitables (Fefa), avait été tué ainsi que son chauffeur dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le sud de la capitale, alors qu’il se rendait en voiture à son travail.

Fondé en 2004 par Nader Naderi, l’un des actuels négociateurs du gouvernement au Qatar, le Fefa a pour objectif de promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance.

Son assassinat a été condamné par les responsables afghans et étrangers.

Outre Rasheed, un vice-gouverneur de la province de Kaboul et cinq journalistes ont notamment été tués depuis novembre. Ces assassinats, qui se déroulent souvent en plein jour, durant les embouteillages, notamment dans la capitale, ont semé la peur et le chaos dans le pays.  

Les autorités afghanes ont imputé ces attaques aux talibans, même si l’organisation État islamique (ÉI) en a revendiqué certaines. 

Le 4 janvier, l’armée américaine avait imputé pour la première fois aux talibans la responsabilité de la série d’attaques ciblées visant des personnalités afghanes reconnues.

Depuis quelques mois, la capitale, Kaboul, et plusieurs provinces afghanes sont en proie à une recrudescence des violences, en dépit des pourparlers de paix entre les talibans et le gouvernement en cours depuis septembre à Doha.

Une nouvelle session de ces négociations s’était ouverte mercredi dans la capitale du Qatar.