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Dossier spécial LNH 2021: le casse-tête est en place

Pratique du Canadien
Photo Ben Pelosse

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La période de réinitialisation, pour reprendre le terme utilisé par Marc Bergevin, est terminée. Le directeur général du Canadien a trouvé les pièces qui manquaient à son casse-tête. Rien ne dit, cependant, qu’il ne se verra pas forcé d’en remplacer quelques-unes au fil du temps. D’autres changements restent possibles. Ça ira selon les résultats.

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N’empêche que pour la première fois depuis longtemps, le Tricolore présente une formation homogène. Pas parfaite, non, mais bâtie pour composer avec les exigences de la Ligue nationale.

Les dirigeants de l’équipe sont optimistes. Ils ne se contentent pas de dire que leur but est de participer aux séries éliminatoires.

Si l’équipe rate son coup, on pourra parler d’un échec sur toute la ligne. Des têtes rouleront et pas besoin de dire lesquelles.

Le Canadien a-t-il vraiment ce qu’il faut pour espérer aller jusqu’au bout, comme le pense Claude Julien ?

Le temps le dira.

Comme le dit l’expression consacrée, ça se joue sur la glace.

Mais il y a lieu de croire que la formation assemblée par Bergevin peut se démarquer. Ce dernier a comblé les besoins criants qu’il avait identifiés à la fin de la saison dernière.

Duo de gardiens solide

Commençons par les gardiens.

L’arrivée de Jake Allen devrait donner plus de latitude à Julien. Le fait de pouvoir compter sur deux gardiens expérimentés et solides sera capital en cette saison pas ordinaire.

Les matchs viendront très vite. Le calendrier de 56 matchs est condensé dans une fenêtre de 116 jours. Les séries de deux matchs en deux soirs, de trois matchs en quatre jours et les semaines de quatre matchs sont nombreuses.

Allen devra remporter des victoires.

Au cours des quatre dernières saisons, Price a été devant le filet pour 115 des 151 victoires remportées par le Canadien, pour un pourcentage de 76 %. Il aura besoin de soirées de congé pour être frais dans les séries. 

À cet égard, on a vu les effets que la pause provoquée par la pandémie de COVID-19 a eus sur lui lors de la reprise des activités la saison dernière. Il a joué au sommet de ses capacités.

Mais pendant qu’il bloquait rondelle après rondelle, ses coéquipiers avaient du mal à marquer des buts.

Attaque améliorée

Bergevin y a vu.

Il est allé chercher deux attaquants établis dans la fleur de l’âge. Josh Anderson et Tyler Toffoli ne sont pas seulement capables de marquer chacun une vingtaine de buts par saison, ils apportent en plus une dimension qui manquait cruellement au Tricolore. Ils sont bâtis pour le gros travail.

À la défense, l’acquisition de Joel Edmundson permet au Canadien de miser sur quatre défenseurs mesurant 6 pieds 3 pouces ou plus et pesant plus de 205 livres.

Il sera intéressant, d’autre part, de suivre la progression d’Alexander Romanov. Le jeune homme a du chien. Il est content de vivre à Montréal et de porter les couleurs du CH.

J’ai l’impression qu’il pourrait se faire aimer rapidement. Dans quelques années, il pourrait combler la perte de Mikhail Sergachev, échangé au Lightning de Tampa Bay il y a trois ans, dans la transaction qui a amené Jonathan Drouin à Montréal.

La force des jeunes

À 21 ans, Romanov a tout l’avenir devant lui.

Tout comme Nick Suzuki, qui est du même âge, et Jesperi Kotkaniemi, qui a 20 ans. Si ces trois joueurs atteignent le potentiel qu’on voit en eux, on les verra avec le Canadien pendant plusieurs années.

Dans le cas de Suzuki, Bergevin a visiblement mis la main sur une perle. Il possède les capacités pour être un centre de premier trio. Il pourrait être le joueur qui pourrait faire produire Drouin. Le duo devrait être bien servi par le gros gabarit et les talents de marqueur d’Anderson.

Kotkaniemi a pour sa part franchi un grand pas lors du tournoi de la Coupe Stanley. Il est devenu un joueur de la LNH. On l’a senti plus à l’aise, plus confiant, plus solide et plus belliqueux. Il sera bien encadré avec Joel Armia et Toffoli.

Enfin, le trio formé de Tomas Tatar, Phillip Danault et Brendan Gallagher est bien établi. Danault et Tatar joueront pour de nouveaux contrats, ce qui ne sera pas sans ajouter à leur détermination.

En somme, la saison du Canadien s’annonce intéressante. Il y a longtemps qu’on a vu une équipe du Tricolore susciter autant d’intérêt.

Le potentiel est réel.

Le premier objectif est de mériter une place dans les séries, mais l’équipe est mieux armée pour y arriver.

Contrairement aux années antérieures, Bergevin n’a pas acquis des joueurs aux possibilités incertaines. Il savait dans son for intérieur que son équipe n’avait pas ce qu’il fallait pour prendre part aux séries et gagner.

La donne a changé. 

Les amateurs ne demandent qu’à y croire. Le Canadien sera en mesure de rivaliser avec ses rivaux de la division canadienne, une belle perspective devenue possible en raison des restrictions sanitaires causées par la pandémie maudite que nous vivons.

Le retour au jeu de la Ligue nationale va meubler nos soirées.

À vos télés !