/weekend
Navigation

Nouveau roman de Diane Lacombe: le retour de Dame Gunelle

Diane Lacombe
Photo courtoisie, Mathieu Rivard L'écrivaine Diane Lacombe.

Coup d'oeil sur cet article

Heureuse de replonger dans un univers qu’elle maîtrise, l’écrivaine Diane Lacombe fait plaisir aux lecteurs qui ont savouré sa trilogie se déroulant dans l’Écosse du Moyen-Âge avec un nouveau roman épistolaire, La Plume de Mallaig. Elle fait revivre, par le biais de correspondances, les idées, les croyances, les jugements et la vie quotidienne au château de Dame Gunelle Keith, au 15e siècle.  

Au château de Mallaig, bien des alliances se nouent, des rumeurs circulent et des intrigues se développent. Dame Gunelle partage ses confidences et reçoit celles de son entourage dans ce roman qui fait un portrait de la vie médiévale.

<strong><em>La plume de Mallaig</em><br>Diane Lacombe</strong><br>Éd. Québec Amérique<br>208 pages.
Photo courtoisie
La plume de Mallaig
Diane Lacombe

Éd. Québec Amérique
208 pages.

Diane Lacombe a choisi le roman épistolaire pour entrer à nouveau dans l’univers de Mallaig, véritable phénomène d’édition des années 2000. La trilogie s’est vendue à plus de 500 000 exemplaires et a été traduite en espagnol et en allemand.

Style littéraire

«C’est tout un univers, tout un pan de vie aussi parce que ça s’étale sur cinq ou six ans, en incluant le recueil de nouvelles. C’est un univers que je maîtrise, donc qui est très attirant. Mon défi à moi, pour écrire, était d’essayer de maîtriser le roman épistolaire : écrire un roman à travers des échanges de lettres. C’est un style qui n’est pas très employé par les romanciers de fiction. Ce n’est peut-être pas un style littéraire qui est de notre époque!», dit-elle.

Le personnage de Dame Gunelle, la première châtelaine de Mallaig, lui semblait prometteur pour offrir un univers riche. «Après, c’était relativement facile d’avoir deux tons: il fallait écrire la lettre de Gunelle, et celle de la personne qui va répondre. Il faut entrer dans deux, trois, quatre, cinq personnages qui ont des personnalités différentes.»

C’était un défi, assure-t-elle, mais aussi un amusement. «Moi, j’ai beaucoup de plaisir à écrire. C’est faux de dire que je sue sang et eau pour faire une page ! J’écris par plaisir, et avec un petit défi, ça stimule la création. C’est le goût de découvrir le style épistolaire et de reprendre contact avec mon personnage principal, le premier que j’ai créé, qui a démarré ce roman.»

Différents points de vue

La personnalité de Dame Gunelle Keith lui plaît beaucoup. «Ce que je trouve d’intéressant, c’est le gros fond de naïveté qu’elle a, tout en étant une personne très réfléchie.» Gunelle s’imagine, par exemple, que tout le monde pense la même chose qu’elle au sujet de l’amour. 

«Quand elle est confrontée à des points de vue différents, elle est étonnée! Elle est capable de diriger, mais sur le plan affectif, elle rêve plus qu’elle constate les choses de la vie. C’est une femme très bonne qui se fait surprendre par de nouvelles choses.»   

  • Diane Lacombe est née à Trois-Rivières et vit maintenant à Saint-Michel-de-Bellechasse.  
  • Elle a écrit plusieurs romans historiques, dont la trilogie de Mallaig, une saga dans l’Écosse médiévale vendue à plus de 500 000 exemplaires.  
  • Elle a aussi publié récemment Enquête chez les Filles du roi.   

Extrait   

«Très chère Davina,

Pardonne mon retard à te répondre. Il est dû à la mortalité qui a frappé la famille MacNèil en juin dernier. L’époux de tante Rosalind s’est éteint. Te souviens-tu de cette belle vieille dame aux traits doux, aux profonds yeux bleus et au regard moqueur ? J’ai passé trois semaines à ses côtés, à son domaine de Glenfinnan, la réconfortant et l’assistant dans ses tâches, au milieu d’une famille endeuillée et complètement désorganisée.»