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Les Chiefs gagneront encore le Super Bowl!

Patrick Mahomes a terminé la saison avec 474 verges de gains, en plus de lancer 38 passes de touché.
Photo AFP Patrick Mahomes a terminé la saison avec 474 verges de gains, en plus de lancer 38 passes de touché.

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Même s’ils font partie d’un peloton fort talentueux, les Chiefs deviendront les premiers depuis les Patriots de 2003 et 2004 à remporter le Super Bowl pour une deuxième année de suite.

Ce n’est que la prédiction de votre humble serviteur. Prière de la prendre avec un grain de sel! Après tout, dans ces pages, ils étaient mon choix avant le début de la saison régulière et ils n’ont démontré d’aucune façon que le moment était venu de les larguer. 

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Évidemment, tout n’a pas été un long fleuve tranquille. Même s’ils ont présenté le meilleur dossier de la NFL avec 14 victoires et deux revers, les Chiefs n’ont pas donné l’impression de dominer comme lors des deux saisons précédentes. 

Neuf victoires ont été obtenues par un écart d’une possession. L’attaque s’est classée au sixième rang en ce qui concerne le nombre de points marqués. Une bonne performance, mais moins éclatante qu’en 2019 et vraiment moins qu’en 2018. 

Dans les cinq derniers matchs joués avec Patrick Mahomes, l’attaque a inscrit plus de 30 points seulement deux fois, ce qui n’est pas typique de ses habitudes explosives. 

Patrick Mahomes a terminé la saison avec 474 verges de gains, en plus de lancer 38 passes de touché.
Photo AFP

Sauf que les Chiefs, cette année plus que lors des deux premières saisons de Mahomes comme quart-arrière partant, ont dû composer avec l’adversité. Ils ont appris à gagner de plusieurs façons et ont dû se montrer patients quand les points ne venaient pas aussi facilement à eux. En séries, ça risque de devenir payant.

Grosse opposition

La Conférence américaine est toutefois extrêmement talentueuse. Les sept équipes qualifiées ont remporté au moins 11 matchs. Les Bills sont présentement l’équipe de l’heure, il est impossible de le nier. 

Josh Allen et Stefon Diggs
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Josh Allen et Stefon Diggs

Le vainqueur du duel entre les Ravens et les Titans pourrait faire mal dans la suite du parcours avec un jeu au sol redoutable. 

Quand la défensive des Steelers se lève, elle peut brasser n’importe quelle ligne offensive devant elle.

Dans la Conférence nationale, ce sont les Packers, les Saints et les Buccaneers qui semblent les mieux outillés pour veiller tard. 

Toutes les équipes mentionnées ont du mérite, mais seuls les Bills et les Packers misent actuellement sur un quart-arrière du niveau de Mahomes, qui peut faire la différence en seulement quelques jeux complètement fous.

Le Super Bowl 55 entre Chiefs et Packers, ce sera un régal!

Davante Adams et Aaron Rodgers
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Davante Adams et Aaron Rodgers

Retour sur les prédictions

Quiconque fait l’exercice des prédictions en début de saison, qu’elles soient brillantes ou mauvaises, devrait avoir l’humilité d’y revenir en fin de parcours. Il est trop facile de s’en sauver quand l’exercice s’est mal déroulé.

Dans la Conférence américaine, je vous annonçais les Bills, Patriots, Ravens, Steelers, Colts, Chiefs et Broncos en séries. Bien vu pour cinq des sept équipes, mais je n’avais pas eu l’audace de parier contre les Patriots. Tant pis pour moi! Quant à ma vision des Broncos en séries, mettons ça sur le compte d’une erreur de jeunesse, ou de vieillesse, c’est selon!

Dans la Conférence nationale, le score est moins bon, à quatre sur sept, puisque j’envoyais en séries les Eagles, Cowboys, Packers, Saints, Buccaneers, 49ers, Seahawks. 

Avec du recul, ça semble tellement farfelu d’avoir pu croire que deux équipes de la pauvre division Est allaient se qualifier. Je ne peux que demander pardon, mononcle!

Pour ce qui est des 49ers, leur chute inattendue est surtout due aux innombrables blessures à des joueurs clés. Pas d’autoflagellation à cause de celle-ci!

Ne reste plus qu’à se souhaiter des séries enlevantes, chaudement disputées et surtout... sans trop de cas de COVID-19.


C’est l’heure des séries! 

Maintenant que les 17 semaines du calendrier régulier sont écoulées, place aux séries éliminatoires! Les Chiefs entament la défense de leur titre en bénéficiant d’une semaine de congé, tout comme les Packers. Pendant ce temps, six matchs seront disputés lors du premier tour, une première pour la NFL avec sa nouvelle formule des séries à 14 équipes. Que le gros tournoi commence!

Prédictions du premier tour 

SAMEDI 

  • 13h05: Indianapolis à Buffalo BILLS 
  • 16h40: LA Rams à Seattle SEAHAWKS 
  • 20h15: Tampa Bay à Washington BUCCANEERS  

DIMANCHE 

  • 13h05: Baltimore au Tennessee TITANS 
  • 16h40: Chicago à La Nouvelle-Orléans SAINTS  
  • 20h15: Cleveland à Pittsburgh STEELERS  

* En congé: Chiefs, Packers

RÉSULTATS

PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE 13 en 16 (81,3%) 

TOTAL CETTE SAISON: 175 en 256 (68,4%)

LES CHOIX DU JOURNAL 

Colts d’Indianapolis (11-5) vs Bills de Buffalo (13-3)

UNE ÉQUIPE EN MISSION

Josh Allen
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Josh Allen

Pas une équipe n’est plus en feu que les Bills actuellement. À leurs six derniers matchs, ils ont gagné par une marge moyenne de 19,8 points! Les Bills sont d’ailleurs la première équipe depuis les Seahawks de 2014 à débuter les séries, forts de six victoires de suite par au moins 10 points d’écart. Le quart-arrière Josh Allen est tout feu, tout flamme et la défensive a progressé au fil de la saison.

Cela dit, il ne faudrait pas cracher sur les Colts, une équipe qui se classe neuvième pour les points marqués et dixième pour les points accordés. Il y a là un bel équilibre. Le porteur recrue Jonathan Taylor sera un élément clé, lui qui a récolté 560 verges au sol et sept touchés à ses quatre derniers matchs. 

L’une des rares lacunes des Bills est qu’ils ont concédé 4,6 verges par course, donc Taylor sera le point de mire. Défensivement, le front des Colts avec DeForest Buckner, Denico Autry et Darius Leonard, pourrait tourmenter Allen. Mais au final, ce même Allen excelle face à la pression et même si son receveur Stefon Diggs compose avec une blessure à l’abdomen, il devrait jouer, se chargera de la tertiaire et fera des ravages. 

  • Ma prédiction: Colts 24, Bills 31  

Rams de Los Angeles (10-6) vs Seahawks de Seattle (12-4)

TROP D’INCERTITUDE

Jalen Ramsey et DK Metcalf
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Jalen Ramsey et DK Metcalf

Si le quart-arrière des Rams, Jared Goff, parvient à jouer, ce sera dans quel état? Une fracture du pouce de la main droite pour un quart-arrière droitier, c’est loin d’être le summum du confort. 

Si c’est John Wolford qui doit prendre la relève, il en serait à son premier départ en carrière dans les éliminatoires. Les quarts-arrières qui ont été dans cette situation au premier tour depuis toujours montrent un triste dossier de 9-30.

Les Seahawks, depuis la semaine 11, ne concèdent que 13,7 points par match, le meilleur résultat à travers la ligue durant cette période. Parmi les quarts-arrières affrontés, il y a toutefois eu Carson Wentz, Colt McCoy, Sam Darnold, Dwayne Haskins et CJ Beathard.

Pendant ce temps, l’attaque, qui était la plus productive du circuit jusqu’à la semaine 9 avec 34 points par match, a régressé depuis avec une moyenne de 23 points par match.

Face à la défensive vorace des Rams, c’est un facteur inquiétant. Le demi de coin Jalen Ramsey a rendu DK Metcalf invisible lors des deux duels Rams-Seahawks cette saison et Tyler Lockett devra prendre le relais. L’incertitude au poste de quart chez les Rams fera la différence dans un duel serré. Avec les Seahawks, c’est toujours serré de toute façon. 

  • Ma prédiction : Rams 17, Seahawks 20   

Buccaneers de Tampa Bay (11-5) vs Équipe de Washington (7-9)

GROS DÉFI POUR BRADY

Tom Brady
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Tom Brady

Plusieurs prennent plaisir à se payer la tête de l’équipe de Washington, apparemment indigne de prendre part aux séries avec sa terrible fiche de 7-9. Sauf qu’on ne peut se moquer d’une équipe qui montre la meilleure défensive du circuit contre la passe, la quatrième pour les points accordés et la deuxième pour les verges accordées par jeu.

C’est justement forces contre forces puisque l’attaque aérienne des Buccaneers est deuxième dans la ligue et que l’offensive est deuxième pour les points par match et septième pour les verges gagnées par jeu. 

Tom Brady, malgré sa longue feuille de route, n’a jamais eu à se rendre à l’étranger au premier tour pour un match de séries. Quand une équipe parvient à l’embêter avec une pression soutenue à quatre joueurs comme Washington a l’arsenal pour le faire, sa tâche se complique drôlement.

Les Buccaneers demeurent une équipe supérieure et alignent aussi une défensive qui n’est clairement pas piquée des vers. C’est là que le duel devrait se jouer en leur faveur puisque l’attaque de Washington, même si Alex Smith lui amène une belle valeur ajoutée, n’est pas à la hauteur. Reste qu’avec Smith, plutôt que ses prédécesseurs, cette équipe a toujours une petite chance... 

  • Ma prédiction: Buccaneers 23, Washington 13  

Ravens de Baltimore (11-5) vs Titans du Tennessee (11-5)

GUERRE DE TRANCHÉES

Derrick Henry
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Derrick Henry

C’est l’attaque au sol numéro un de la ligue, celle des Ravens, contre l’attaque au sol numéro deux de la ligue, celle des Titans. Oubliez le football à la sauce moderne, le ballon risque de ne pas lever trop souvent de terre.

Les Ravens entrent en séries en feu avec cinq victoires de suite, mais mis à part les Browns, leurs autres rivaux étaient médiocres. Le constat n’est pas si différent chez les Titans. Trois victoires contre des adversaires pas de taille et deux revers inquiétants contre des équipes de qualité (Browns et Packers). Dans ces deux matchs, la défensive a concédé 81 points.

C’est un gros point d’interrogation, certes, mais l’attaque des Titans est plus diversifiée. Si le porteur Derrick Henry en est le point central, il ne faut pas oublier que le quart-arrière Ryan Tannehill a excellé avec 33 passes de touché et sept autres touchés au sol. Il mise sur deux receveurs en AJ Brown et Corey Davis, qui ont gagné plus de 15 verges par attrapé. 

La seule présence de Henry garde les défensives sur le qui-vive au bord de la ligne de mêlée et les zones profondes sont plus ouvertes. 

À leurs deux derniers matchs, les Ravens n’ont jamais été capables de freiner Derrick Henry, qui a gagné 164 verges au sol par match contre eux. Pour les Ravens, Lamar Jackson doit enfin être solide en séries. 

  • Ma prédiction: Ravens 31, Titans 34  

Bears de Chicago (8-8) vs Saints de La Nouvelle-Orléans (12-4)

GARE À LA SORTIE RAPIDE

Drew Brees
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Drew Brees

Depuis maintenant trois ans, les Saints misent sur l’équipe la plus équilibrée du circuit. Autant leur attaque que leur défensive performent bien, logeant toutes deux au cinquième échelon du circuit. Attention, toutefois, c’est rarement simple en séries pour cette équipe!

Même s’ils misaient aussi sur des alignements complets lors des dernières saisons, ils ont chaque fois connu un parcours trop rapide. Il y a eu le miracle de Minneapolis, puis la «non-interférence» face aux Rams et enfin, une sortie pénible face aux Vikings l’an dernier.

Drew Brees n’a pas été égal à lui-même avec six interceptions à ses cinq derniers matchs éliminatoires. On a cependant facilement tendance à oublier que les Saints misent sur la sixième attaque au sol la plus productive de la ligue, avec deux porteurs de qualité. Il y a aussi Taysom Hill qui peut pimenter l’attaque dans le rôle où il excelle, celui de canif suisse.

Chez les Bears, il faudra que le porteur David Montgomery soit miraculeux contre une défensive qui ne donne que des miettes au sol. Mitchell Trubisky aussi devra éviter les bourdes qui lui ont tant nui depuis son arrivée dans la NFL, les Saints ayant provoqué 26 revirements cette saison.  

  • Ma prédiction: Bears 16, Saints 27  

Browns de Cleveland (11-5) vs Steelers de Pittsburgh (12-4)

PAS DE CHANCE!

Chase Claypool
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Chase Claypool

Pourquoi les dieux du football détestent-ils à ce point les Browns? Dix-huit ans sans séries, des saisons ponctuées d’un misérabilisme sans nom et maintenant, la COVID-19!

Déjà, le match ne s’annonçait pas évident à Pittsburgh. Depuis les 17 dernières saisons, les Browns montrent un dossier parfaitement horrible de 0-17 dans l’antre de ce rival de division, dont 12 défaites qui ont été encaissées par plus de 10 points.

On peut s’entendre que le passé, c’est le passé, mais le présent est en train de rattraper l’équipe, qui sera sans son pilote Kevin Stefanski, qui est touché par le satané virus. Au premier quart, avec la traditionnelle série de jeux scriptés à l’avance, cette absence risque de ne pas trop se faire sentir. Par la suite, il faudra voir si le coordonnateur offensif Alex Van Pelt saura s’adapter. 

Les Browns seront aussi privés de quelques joueurs, dont le garde étoile Joel Bitonio et le maraudeur Ronnie Harrison. Les Steelers devront donc trouver le moyen d’attaquer en profondeur sur le jeu aérien en impliquant le receveur recrue Chase Claypool, qui excelle à ce chapitre.

Les Browns comptent sur un excellent jeu au sol, mais les Steelers ne s’en laissent pas imposer à ce niveau. Avec les partants clés des Steelers en place, les Browns n’auront pas la voie libre comme dimanche dernier. 

  • Ma prédiction: Browns 21, Steelers 27