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Second souffle pour les téléréalités

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S’il y a un genre télévisuel qui n’a pas été affecté par la pandémie, c’est la téléréalité. Alors que l’on pensait qu’elle subissait un certain essoufflement, les cotes d’écoute se sont avérées mondialement en hausse depuis le confinement de mars, donnant un nouveau souffle au genre.

Compétitions, émissions de talents ou de conquêtes amoureuses, tous les types de téléréalité ont reconquis leur public. En voici quelques preuves. En France, la téléréalité Koh-Lanta, adaptation de Survivor, dans laquelle deux équipes s’affrontent pour survivre sur une île déserte, a vu ses parts de marché atteindre 30 % depuis mars. La saison du printemps et celle de cet automne ont rejoint près de 7 millions de téléspectateurs sur TF1. 

  • Écoutez la chronique d'Anaïs Guertin-Lacroix sur QUB radio   

Aux États-Unis, la plus récente saison d’American Idol a enregistré une hausse de 30 % de son auditoire comparativement à la précédente. Britain’s Got Talent, qui avait connu sa plus faible cote d’écoute depuis 2007 en 2019 a vu ses chiffres dépasser les 8 millions de téléspectateurs, un chiffre qui n’avait pas été vu depuis les trois dernières saisons. 

Au rang des dating show, plusieurs ont fait beaucoup jaser. D’abord, Love is Blind qui est apparu sur Netflix à la mi-février, puis Too Hot To Handle qui s’est hissé dans le top 25 des émissions les plus regardées de la plateforme de visionnement. Selon Google, la série ayant le plus souvent fait l’objet de recherche au Royaume-Uni serait Love Island, même si la saison prévue cet été a été reportée. 

Les explications

Plusieurs raisons expliquent la popularité des émissions de téléréalité. Certaines d’entre elles sont directement liées à la situation de la pandémie qui nous préoccupe depuis près d’un an. De façon générale, la télévision représente un espace sécurisant pour les téléspectateurs qui peuvent s’y évader. En ce qui concerne la téléréalité, c’est un des rares espaces où la distanciation n’a pas sa place. Privés de rapprochements, les téléspectateurs vivent la séduction par procuration en syntonisant une émission de téléréalité qui mise sur la formation de couples.

La téléréalité permet une intimité entre le public et les protagonistes puisque les premiers observent sans qu’ils puissent le calculer les seconds. Voir la vulnérabilité des autres nous rassure sur nos propres émotions. Dans le contexte actuel, voir les participants dans une normalité peut aussi faire du bien. Ce genre d’émission n’exige aucune réflexion. Si on le désire, on peut simplement mettre son cerveau sur pause, ce qui fait du bien particulièrement dans une période anxiogène. 

Dans le cas des émissions de talents, la téléréalité fait rêver puisque des gens « ordinaires » atteignent leur rêve. Autre raison non négligeable, la téléréalité stimule l’engagement et encourage les interactions sur les réseaux sociaux. Dans les circonstances, cette conversation permet de briser un certain isolement.

  • Écoutez l'entrevue de Sophie Durocher avec Geneviève Borne, participante à l’émission Big Brother Célébrités, sur QUB radio:

La bulle

Bien que la production de toute émission soit plus laborieuse et coûteuse en temps de covid, la téléréalité offre l’avantage d’être tournée dans une bulle. Les protagonistes sont des participants volontairement inscrits pour prendre part en exclusivité à une production. Ils doivent donc être entièrement disponibles pour la durée des enregistrements, ce qui facilite le confinement et permet un isolement avant le début des tournages. 

Plusieurs concepts de téléréalité se déroulent dans un lieu unique ce qui permet, encore là, de garder les participants dans une bulle. Ce confinement assure une proximité entre les protagonistes. Au besoin, les rapprochements sont alors permis. Les candidats d’OD chez nous faisaient d’ailleurs régulièrement mention de la chance qu’ils avaient de pouvoir être ensemble. 

Et cette bulle est hermétique, imperméable à tout ce qui se vit à l’extérieur. En mars dernier, la réaction des participants à la version allemande de Big Brother, coupés du monde extérieur, était d’ailleurs devenue virale après que la pression populaire avait forcé la production à les informer de la pandémie. 

5 émissions de l'hiver    

Big Brother Célébrités

Photo courtoisie

Des participants de cette première mouture québécoise de la plus grande franchise de téléréalité au monde (on parle de 60 adaptations dans 80 pays !) ont été dévoilés au compte-gouttes. Le boxeur Jean Pascal, la drag queen Rita Baga, l’animatrice Geneviève Borne, le chanteur-acteur-mannequin Claude Bégin et l’influenceuse Lysandre Nadeau ont répondu à l’invitation. Marie-Mai sera à la barre des galas du dimanche.  

  • Les galas dimanche 19 h  
  • La quotidienne, du lundi au jeudi 18 h 30 sur Noovo   

L’amour est dans le pré

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Katherine Levac, qui a toujours assumé être fan de l’émission, devient l’animatrice de cette 9e saison. Cette téléréalité dans laquelle des agriculteurs tentent de trouver l’âme sœur est efficace puisqu’un 24e bébé issu d’unions qui fonctionnent verra le jour. Un agriculteur de 60 ans et un agriculteur gai figurent parmi les concurrents, preuve que l’amour, même en milieu rural, s’inscrit dans une belle diversité.   

  • Jeudi 20 h sur Noovo   

Flirt à l’aveugle 

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Félix-Antoine Tremblay anime cette adaptation de Hear Me, Love Me, See Me, dans laquelle un célibataire fréquentera virtuellement à l’aveugle trois prétendants. Au-delà des apparences, nous pourrons donc découvrir ce qui les titillera : la personnalité, la voix, les valeurs, les intérêts de l’autre.  

  • Mercredi 20 h à Canal vie   

Star Académie

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C’est un retour en force avec une nouvelle mouture de la populaire franchise, neuf ans plus tard. Lara Fabian sera la directrice de l’Académie. Elle sera entourée d’Ariane Moffatt, Gregory Charles et Mika. Un cours d’identité artistique verra défiler de prestigieux « maîtres », dont Xavier Dolan, Yannick Nézet-Séguin, Anne Dorval, Pepe Munoz. Patrice Michaud assurera l’animation des galas du dimanche. Soixante candidats issus des quatre coins de la province ont été choisis. Une version moderne, diversifiée qui semble miser davantage sur la création.  

  • Le camp de sélection, les dimanches 17 et 24 janvier 19 h  
  • Les variétés, dès le dimanche 14 février à 19 h  
  • La quotidienne, du lundi au jeudi 19 h dès le 15 février à TVA   

The Bachelor 

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Trente-deux aspirantes vont tenter de conquérir le cœur de Matt James, un entrepreneur de 29 ans déjà très populaire depuis l’annonce de sa participation. La production aura mis 25 saisons avant de nous présenter un premier célibataire afro-américain. Il était temps !  

  • Lundi 20 h sur ABC