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Une année bien spéciale pour le premier bébé de 2021

Les parents du petit Arthur accueillent les défis de la pandémie avec le sourire

Premier bébé 2021 au Québec
Photo Chantal Poirier Logan Allen et Geneviève Beaulieu avec leur petit Arthur hier dans leur logement du quartier Rosemont, à Montréal.

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Les parents du premier bébé de l’année espèrent de tout cœur que la pandémie prendra fin avant longtemps pour que les enfants comme le leur puissent grandir et vivre leur jeunesse sans se soucier de transmettre le virus à leurs amis.

« J’espère qu’il sera une petite boule d’énergie, souriant, et qu’il aura envie d’essayer plein de choses dans la vie, sans être limité », désire Geneviève Beaulieu, la maman du premier bébé né au Québec en 2021. « Je ne veux pas que son enfance soit limitée à une pandémie, parce que j’ai vu ce que ça faisait à certains de mes élèves et j’ai trouvé ça difficile », poursuit celle qui enseigne au préscolaire. 

Le décompte de fin d’année venait tout juste de se terminer quand le petit Arthur s’est finalement pointé le bout du nez à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, après plusieurs heures d’attente et de travail pour les nouveaux parents. 

Né à minuit pile le 1er janvier 2021, le poupon à la tête déjà garnie pesait 7,2 lb (3,3 kg) à la naissance. Après quelques jours à l’hôpital, la jeune famille a pu regagner son domicile, au grand bonheur des parents prêts à accueillir les défis. 

Débrouillardise 

Ils devront toutefois s’armer de débrouillardise, eux qui n’ont pour l’instant droit qu’à la visite d’une proche aidante, en l’occurrence la grand-mère maternelle. 

« C’est sûr que ça nous enlève des possibilités de répit. Si ma mère ou ma sœur pouvaient venir, ne serait-ce que pour tenir le bébé pendant une heure, je ferais autre chose », rigole Logan Allen, le papa de 29 ans. 

Le jeune couple n’a pas non plus pu échanger avec d’autres parents lors de cours prénataux – transformés en vidéos à cause de la pandémie – ou dans une halte d’allaitement, car elles sont fermées. 

Au moins, ils étaient bien heureux de voir qu’il leur serait désormais possible de ramasser des produits à la porte des magasins, eux qui n’avaient pas tout prévu. 

« On avait trois draps pour couvrir la table à langer, et on en passait trois par jour. On s’est rendu compte que les accidents sont plus la norme que les non-accidents, disons », constate le nouveau papa.

Ils prévoient incorporer des appels virtuels à leur routine, pour permettre à leurs proches de voir Arthur grandir. 

Sourire à pleines dents

Bien qu’hésitants au début à l’idée d’accueillir leur premier enfant en pleine pandémie, tout s’est bien passé, et le papa a pu être présent pour les échographies et à l’accouchement. 

Maintenant, la jeune mère de 27 ans espère seulement que son fils pourra vivre sa jeunesse dans un monde « comme avant », à côtoyer des sourires visibles.

« Je lui souhaite un monde où on n’aura pas une crainte de s’approcher des gens qu’on connaît, où on peut jouer avec d’autres enfants sans se demander s’il y aura des répercussions », conclut-elle.