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Véronic DiCaire: Mercredi de rire

Véronic DiCaire
Photo Brian Ypperciel

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Voici comment Véronic DiCaire résume ses journées en attendant de remonter sur scène : « Je mets des perruques, pis j’fais des personnages ! » 

Non. La pandémie de COVID-19 n’a pas rendu la chanteuse et imitatrice complètement dingue dans son salon. La Franco-Ontarienne tourne plutôt Drôles de Véronic, une nouvelle émission à sketches que TVA diffusera à compter du mercredi 27 janvier.

Coproduit par Fair-Play (Révolution, 100 génies) et Groupe 3.14, en collaboration avec Québecor Contenu, ce rendez-­vous télévisuel réunit également – derrière la caméra – la metteuse en scène Josée Fortier (SNL Québec) et l’auteure de Trop, Marie-André Labb. Devant l’objec­tif, on retrouvera également Éric Bernier, Josée Deschênes, Benoît Mauffette et plusieurs autres acteurs comiques.

En entrevue au Journal, Véronic DiCaire décrit Drôles de Véronic comme une demi-heure d’humour mariant parodies, sketches et imitations, inspirés à plusieurs égards d’émissions comme Samedi de rire, qu’elle regardait religieusement quand elle était plus jeune.

À cette époque, pour divertir ses amis dans la cour d’école, elle aimait bien repiquer les personnages joués par Pauline Martin, comme celui de Rose-Aimée Dupuis, l’animatrice de talk-show qui vouait un culte à Pierre Marcotte. 

UN NOUVEAU DÉFI

Au téléphone, l’artiste de 44 ans indique qu’avec Drôle de Véronic, elle sort des sentiers battus parce qu’elle n’a pas l’habitude de jouer des personnages. Sur scène, elle propose des imitations, une chose complètement différente, insiste-t-elle.

« C’est le fun de penser autrement, de jouer des gens qui n’existent pas, souligne-t-elle. Je fais toujours des essais devant Ray (Rémon Boulerice, son conjoint et manager). Je n’ai pas d’orgueil. S’il rit, c’est bon signe. Sinon, je retourne travailler ! »

LA VOIE D’ACCÉLÉRATION

Sans coronavirus, Drôles de Véronic aurait probablement mis quelques années supplémentaires avant d’atterrir en ondes. La COVID-19 a grandement accéléré le processus en libérant l’agenda de Véronic DiCaire d’un seul coup. Sans spectacles à donner des deux côtés de l’Atlantique­­­, la chanteuse et imitatrice s’est adonnée au cocooning pendant quelques semaines... pour ensuite devenir bénévole dans une épicerie des Laurentides.

Pour une fille habituée à courir, cette pause forcée s’est avérée aussi bénéfique qu’enrageante. « Ça fait du bien de s’arrêter un peu... mais c’est dans ma nature d’être active. Et fondamentalement, je suis une artiste de scène. Ça m’est arrivé de dire à Ray en pleurant : “J’haïs la COVID ! Je veux aller faire des shows !” Et quand je reçois des messages de fans qui s’ennuient, je trouve ça tough. »

MÈRE POULE

Pour sa part, Véronic DiCaire s’ennuie de l’équipe avec laquelle elle faisait la tournée. L’automne dernier au gala de l’ADISQ, quand elle a gagné le premier prix Félix de sa carrière, celui du Spectacle de l’année – interprète, elle a immédiatement pensé aux gens qui l’accompagnent.

« Dans tous les projets que j’entreprends, je suis un peu mère poule. C’est moi sous les projecteurs, mais il y a toute une équipe derrière. Ce Félix, ce n’est pas juste pour moi ; c’est pour l’ensemble du show. C’est un prix d’équipe. Je suis très, très reconnaissante. »

OPTIMISTE

Véronic DiCaire regarde 2021 avec optimisme, mais elle refuse de s’avancer concernant une possible date de retour sur scène. Pour l’instant, des spectacles sont inscrits en mars en France, mais elle n’y croit pas trop.

« On vit dans une trop grande incertitude, observe-t-elle. Cette tournée est loin d’être terminée. S’il faut qu’elle se prolonge jusqu’en 2025, c’est ce qu’on va faire. Parce que c’est important qu’on aille jusqu’au bout. S’il faut recommencer fin 2021, c’est correct. Parce que je n’ai pas envie de faire de compromis. Je n’ai pas envie de limiter des salles. Je n’ai pas envie de jouer devant un Zénith à moitié rempli et qu’on pige qui vient et qui ne vient pas. C’est tout ou rien pour moi. »

Après plusieurs années à rouler à fond de train, Véronic DiCaire sait qu’elle fait partie d’une « petite gang de privilégiés » qui n’ont pas nécessairement besoin d’enfiler les contrats pour pouvoir payer leur loyer.

« Quand je pense à toute mon équipe, c’est difficile de rester zen. Les danseurs, les musiciens, les techniciens... Ça m’angoisse d’imaginer qu’ils vivent des moments tough. »

TVA présente Drôles de Véronic le mercredi à 21 h 30. À compter du 27 janvier. 

Pour rire cet hiver 

Drôles de Véronic fait partie d’une cuvée d’émissions destinées à dérider les Québécois cet hiver. Voici d’autres titres qui entrent dans cette catégorie.

  • Sans rancune (TVA)
  • Caméra café (TVA)
  • Les beaux malaises (TVA)
  • Rue King (TVA)
  • La Maison-Bleue (ICI Télé)
  • Les mecs (ICI Télé)
  • Contre-offre (Noovo)
  • Entre deux draps (Noovo)
  • Rire sans tabous (Z)
  • Roast Battle : Le grand duel (Z)
  • Coups de cochon (Z)