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«Je ne rejoins pas les Alouettes par dépit» – Marc-Antoine Dequoy

«Je ne rejoins pas les Alouettes par dépit» – Marc-Antoine Dequoy
Photo d'archives, Agence QMI

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Ce n’est pas parce qu’il n’a pas été en mesure de se faire une place dans la NFL que le demi défensif Marc-Antoine Dequoy a choisi de poursuivre sa carrière avec les Alouettes de Montréal.

«Je ne rejoins pas les Alouettes par dépit, bien au contraire», a affirmé celui qui a paraphé un contrat de trois ans avec le club de la métropole la semaine dernière.

«Je suis vraiment excité par cela. Je n’ai pas regardé toutes les possibilités dans la NFL avant d’accepter ce contrat. Je ne doute pas de mon talent et du fait que j’aurais pu faire ma place dans la NFL. Je ne voulais pas courir après ce rêve sans garantie, alors que je savais que j’avais la chance d’être un membre de l’équipe de mon enfance.»

En août dernier, Dequoy a participé au camp d’entraînement des Packers de Green Bay. Retranché par l’équipe du Wisconsin, le Québécois a choisi d’attendre et de retourner sur les bancs d’école, au lieu de tout de suite se diriger vers la Ligue canadienne de football (LCF).

«D’autres équipes nous ont appelés, juste pour poser des questions. J’avais donc l’idée en tête que j’avais d’autres chances dans la NFL. J’ai laissé mon agent [Sasha Ghavami] gérer ça, mais à la fin décembre, nous avons regardé la situation et j’ai pris la décision de me joindre aux Alouettes.»

«Je me suis sincèrement posé la question suivante: est-ce que je suis prêt à renoncer à mon rêve de la NFL pour être un Alouette? La réponse, c’était oui!»

Sur la même longueur d’onde

Parmi les éléments importants qui ont influencé Dequoy dans sa décision, il y a le fait qu'il partage la même vision que le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia.

Les deux hommes se connaissent très bien, puisque le dirigeant a été son entraîneur chez les Carabins de l’Université de Montréal. Avant même qu’ils ne soient des membres des Moineaux, les comparses avaient partagé leur vision de ce que devait être le club montréalais.

«Danny et moi, nous avions déjà parlé de quelle était notre vision des Alouettes, par rapport au type d’équipe», a révélé le premier joueur sélectionné par les «Als» lors du dernier repêchage de la LCF.

«Un élément qui est très important pour nous deux, c’est que le club soit bâti avec des talents locaux. Nous avons également discuté de l’importance de ramener la fierté des partisans, comme quand j’étais jeune et que je regardais les Alouettes. Danny et moi, nous partageons ça, je suis maintenant prêt à embarquer dans le navire et faire ma part.»

Il ne faut toutefois pas croire que Dequoy pense qu’il aura un traitement de faveur puisqu’il a déjà une relation avec son DG.

«Il n’y a absolument rien de garanti dans le monde du football. Danny est maintenant mon patron. Je chéris la relation que nous avons eue chez les Carabins, mais le contexte est différent maintenant. Je dois faire mes preuves comme n’importe quel autre joueur.»

Un homme en mission 

«Je ne rejoins pas les Alouettes par dépit» – Marc-Antoine Dequoy
Photo d'archives, Journal de Québec

Quand Marc-Antoine Dequoy se projette dans l’avenir, ce n’est pas aux exploits qu’il réalisera sur le terrain de football auxquels il pense, mais plutôt à l’impact qu’il aura à l’extérieur de celui-ci.

Le demi défensif a bien l’intention d’user de son nouveau statut de membre des Alouettes de Montréal pour avoir un impact concret dans sa communauté.

«J’aimerais avoir un impact positif sur une nouvelle génération de footballeurs, sur les partisans et sur les gens en général», a exprimé le natif de L’Île-Bizard.

Dequoy parle par expérience, car ce sont ses prédécesseurs qui lui ont insufflé la motivation de devenir l’homme qu’il est aujourd’hui.

«C’est d’anciens joueurs des Alouettes qui ont redonné à la communauté qui m’ont permis de poursuivre mon aventure avec mon sport, s’est-il rappelé. C’est les camps des Alouettes et les joueurs qui se présentaient dans les écoles pour parler de persévérance scolaire qui m’ont impressionné et motivé quand j’étais enfant. Maintenant que je me retrouve dans cette position, j’ai l’intention de faire la même chose.»

«Faire face à la musique»

C’est donc plein de bonnes intentions que Dequoy s’apprête à amorcer sa carrière avec les «Als». Il aura assurément la chance d’avoir une tribune pour passer son message, mais la réalité d’un athlète professionnel n’est pas toujours rose, particulièrement quand on est un Québécois et qu’on évolue devant les siens. Parlez-en à Jonathan Drouin ou à Samuel Piett ; ce n’est pas toujours facile de faire face à la musique quand ton club connaît une mauvaise séquence.

«C’est quelque chose qui fait partie de la job. Si tu veux bien faire dans ce métier-là, tu dois être en mesure de vivre avec la critique des partisans et des médias, a analysé Dequoy. Tu dois être en mesure de toujours donner ta meilleure performance sur le terrain, peu importe ce qui se passe à l’extérieur de celui-ci, que ça soit positif ou négatif.»