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Les travailleurs essentiels assez bien préparés

Ils pouvaient présenter des documents pour leurs déplacements

GEN-COUVRE-FEU
Photo Agence QMI, Maxime Deland Un livreur d’un resto a dû montrer patte blanche aux policiers pour valider sa présence à l’extérieur aux policiers quand il a été intercepté sur la rue Saint-Denis après l’entrée en vigueur du couvre-feu. Il a poursuivi sa route sans recevoir un constat.

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Même sans autorisation officielle, la plupart des travailleurs essentiels exemptés du couvre-feu se sentaient plutôt à l’aise de circuler dans les rues après 20 h.

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« Je n’ai pas vraiment d’autorisation. On m’a dit qu’avec notre carte du CIUSSS on allait être corrects. J’ai tout de même imprimé mon horaire pour avoir une preuve supplémentaire. Ça a l’air d’être une entente tacite entre le CIUSSS et le Service de police de Québec » a signalé Maxime, un éducateur spécialisé au CIUSSS de la Capitale-Nationale, qui terminait son quart de travail à 23 h, samedi soir.

Le gouvernement a fourni une liste de situations pour lesquelles il est permis de déroger au couvre-feu, entre 20 h et 5 h.

Parmi les exceptions figurent les personnes qui doivent se présenter sur leurs lieux de travail. 

La plupart des travailleurs interrogés par Le Journal samedi soir possédaient une autorisation officielle et étaient prêts à se faire intercepter par les policiers.

« L’Association des restaurateurs du Québec nous a fourni une attestation claire qu’on a pu imprimer pour nos livreurs. Deux livreurs sur trois se sont fait vérifier, mais ils n’ont pas eu de problème », a fait valoir Daniel Paulin, propriétaire du Resto La Muse, à Drummondville.

Tristan Pérez, livreur à vélo pour la Pizzéria NO.900 sur la rue Laurier, à Montréal, s’est dit carrément « privilégié de pouvoir être dans les rues après 20 h ».  

Certains plus nerveux

Serge Sigouin qui est allé chercher sa fille travaillant dans une RPA.
Photo courtoisie
Serge Sigouin qui est allé chercher sa fille travaillant dans une RPA.

Serge Sigouin était « un peu nerveux » à l’idée d’aller chercher sa fille de 18 ans qui travaille comme réceptionniste dans une résidence pour personnes âgées jusqu'à 21h, même si le gouvernement autorise un parent à aller reconduire son adolescent à son travail.

Si elle possédait une autorisation officielle pour circuler après le couvre-feu, ce n’était pas son cas à lui. 

« En arrivant à la RPA, j’ai soufflé parce qu’après elle avait son vrai document », a admis le père, qui s'était rasé et avait même revêtu une chemise « pour mettre les chances de son côté ».

Des chauffeurs d’Uber et Uber Eats se disaient aussi « nerveux » de circuler sur les routes comme l’entreprise ne leur a pas émis d’attestation de déplacement « puisqu’ils ne sont pas officiellement des employés ».

« Nous sommes inquiets puisqu’on ne sait toujours pas ce qu’on doit montrer aux policiers si on se fait arrêter. Mais quand je vois des entreprises comme Doordash ou SkiptheDishes fournir les attestations à leurs chauffeurs, ça me frustre un peu », a signalé Angela Baron, chauffeuse pour Uber, à Montréal.

– Avec Nora T. Lamontagne et Erika Aubin

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