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L’homme des légendes

Une franche amitié unissait René Angélil et Marc Verreault.
Photo d’archives Une franche amitié unissait René Angélil et Marc Verreault.

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Il y a un mois, lorsqu’il a appris que la COVID-19 avait emporté son ami Pierre Lacroix, ce fut un choc épouvantable pour Marc Verreault. Quatre semaines plus tard, soit mardi dernier, c’était à son tour et sensiblement de la même façon, le même virus maudit.

Marc Verreault, 81 ans, était le meilleur ami de René Angelil depuis plus de 50 ans, mais il aussi été l’incroyable allié d’une foule d’anciennes vedettes de la Ligue nationale de hockey en organisant, pendant plus de 40 ans, les matches des légendes ou des ex-joueurs du Canadien, et ce, partout au Canada. Une cinquantaine de rencontres annuelle qui permettait à des anciens moins fortunés d’aller chercher un petit revenu et aux autres plus aisés de revivre ou perpétuer les joies de la vie en équipe tout en pratiquant ce sport merveilleux et rassembleur qui a bâti leur vie.

Pour Marc Verreault, ces joueurs, de Maurice Richard à Guy Lafleur, ainsi que, plus récemment, les Richer, Brisebois, Bouillon, Delorme et Dandenault, c’étaient ses boys, ses enfants et, en même temps, ses idoles.

Il leur demandait d’être aussi professionnel qu’à leur belle époque, d’être chaleureux et cordial avec le public. De son côté, avec son assistante, Sylvie Gladu, il les faisait voyager dans les meilleures conditions. Plusieurs, grâce à lui, auront étiré au maximum le plaisir d’être une vedette du hockey.

De temps en temps, Guy Lafleur va coacher. Sinon, Chris Nilan, Yvon Lambert ou Steve Shutt iront derrière le banc. Marc se souciait de la relève.

Yvon Lambert garde de Marc le souvenir d’un homme de classe toujours prêt à aider d’ex-joueurs ou même des comédiens en difficulté.

« Si quelque chose ne marchait pas à son goût, il était franc et direct. J’ai adoré cet homme », ajoute Yvon.

Marc et ses hommes ont aussi joué des parties de cartes dans l’autobus, et, lorsqu’ils débarquaient en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan ou au Manitoba, ils étaient aussi adulés qu’au Québec.

Le Canadien est légendaire et, depuis très longtemps, cette renommée s’est prolongée dans de petits amphithéâtres partout au pays grâce à Marc Verreault. Salut, Monsieur ! 

De l’enclave   

  • La pêche aux poissons des chenaux devrait recommencer le 15 ou le 16 janvier à Ste-Anne de la Pérade si l’épaisseur de la glace le permet. Curieux, ce beau Québec variable, non ? Jeudi, j’ai pêché la truite mouchetée sur le lac de la pourvoirie du Renard Bleu (St-Damien). Il y avait plus de 20 pouces de glace.    
Une franche amitié unissait René Angélil et Marc Verreault.
Photo d’archives
  • Peu de journalistes de Montréal pleurent le départ de Max Domi. Son attitude avec certains avait même, l’hiver dernier, provoqué un boycott systématique. C’est méchant, des journalistes, quand ça veut. Surtout avec des joueurs qui les traitent de haut.    
Une franche amitié unissait René Angélil et Marc Verreault.
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  • Bon anniversaire à mon vieux chum Normand Léveillé, l’ancien des Bruins, qui atteint l’âge du ketchup : 57.  
  • Le gardien de but Jim Stewart, des Bruins de Boston, n’oubliera jamais la date du 10 janvier 1980. À sa première sortie à vie dans la NHL, il a accordé 3 buts dans les 4 premières minutes de jeu. On l’a retiré à la faveur du gardien Marco Baron. Fin de la carrière pour Stewart, qu’on n’a jamais revu dans la NHL.  
  • Préposé de la SEPAQ depuis des années à la réserve faunique Mastigouche, Sylvain Ferland célèbre aujourd’hui ses 65 ans. Bonne retraite !    
Une franche amitié unissait René Angélil et Marc Verreault.
Photo d’archives
  • Saviez-vous que 289 joueurs n’ont disputé qu’un match dans l’histoire de la Ligue nationale ? Parmi ceux-là, le gardien Olivier Michaud et Moe Robinson (frère de Larry) avec le Canadien. Aussi, Don Cherry en 1955 à Boston et Ryan Bourque (fils de Raymond) avec les Rangers en 2014.