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Trois artistes new country à surveiller en 2021

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Depuis environ trois ans, même s’il est toujours boudé par les radios, le new country a la cote au Québec. L’auteur-compositeur-interprète Phil G. Smith, qui travaille dans l’industrie depuis une dizaine d’années, compare même l’éclosion du new country à celle du rap québécois. En 2020, plusieurs artistes d’ici associés au genre musical ont vu leur popularité éclore. Influencés par le courant américain, ils sont même nombreux à vouloir le faire en français. Le Journal vous présente trois artistes new country dont la carrière est à surveiller en 2021.

Brittany Kennell  

Brittany Kennell
Photo courtoisie
Brittany Kennell

 Montréalaise exilée à Nashville durant plusieurs années, Britanny Kennell, qui s’était même taillé une place jusqu’à The Voice, est rentrée au bercail l’an passé. Après avoir écrit des chansons pour plusieurs artistes, elle lance sa carrière solo ici, au Québec. En 2020, elle a lancé deux extraits, Eat Drink Remarry et You Don’t Get Me Stoned, et déjà, on la compare à Shania Twain et Sheryl Crow.  

Elle devrait lancer un premier album au printemps, et lorsqu’il sera permis de donner des spectacles, elle assurera les premières parties de Matt Lang. 

Elle compte parmi ses influences Miranda Lambert, mais aussi des créateurs comme Bruce Springsteen. « Ses chansons sont des histoires. Elles ont toutes des messages et ça, c’est important pour moi », dit-elle. 

Lorsqu’elle était à Nashville, Brittany Kennell confie avoir rencontré des difficultés à faire son chemin en tant que femme dans ce milieu dominé par les hommes. « On me disait parfois : toi, t’es une femme et on ne signe pas des femmes. Ça existe beaucoup. Mais maintenant, on a plus de support dans l’industrie. Il y a beaucoup de grosses chansons country qui sont créées par des femmes. On n’est pas encore assez là, mais ça s’en vient. »

Léa Jarry  

Léa Jarry
Photo courtoisie
Léa Jarry

Originaire de Baie-Saint-Paul, Léa Jarry a souligné le lancement de L’heure d’été, son premier album, avec un spectacle à grand déploiement capté cet automne au stade de Saint-Tite. Sa prestation cumule à ce jour plus de 255 000 visionnements. De quoi donner tout un coup d’envoi à sa carrière solo, après avoir enchaîné des contrats dans l’ombre pendant 10 ans. 

Léa Jarry a toujours su qu’elle allait faire du new country. D’ailleurs, elle a remarqué l’intérêt grandissant pour le style musical dans les dernières années. « Il y avait une espèce de mentalité très fermée avant par rapport au country québécois, surtout auprès de la nouvelle génération. Mais le new country américain s’est transporté au Québec tranquillement. Aujourd’hui, ça rejoint les gens de tous âges. » 

Le défi, maintenant, est de le faire en français. « C’est un défi de le faire avec une rythmique anglophone, confie celle qui idolâtre Casey Musgraves et Carrie Underwood. Quand j’ai commencé, je n’en connaissais pas des artistes new country francophones. C’est une fierté de le faire dans ma langue. Le phrasé est différent, il faut se pencher davantage sur le texte pour que ça reste authentique et que ça coule bien, mais c’est faisable. » 

Phil G. Smith  

Phil G. Smith
Photo courtoisie
Phil G. Smith

Après des années à avoir travaillé pour «réaliser le rêve des autres», Phil G. Smith consacrera l’année 2021 à son propre rêve : celui d’avoir sa carrière solo. Il a longtemps œuvré comme programmateur d’une salle de spectacles à Gatineau, et il est maintenant agent de spectacles pour les Disques 7eCiel, qui ont sous leurs ailes les gros noms du rap québécois.  

Pendant tout ce temps, il a continué d’écrire ses propres chansons country. Il vient même de fonder sa maison de disques, sous laquelle son deuxième album verra le jour en 2021. « Ça m’a pris sept ou huit ans avant de lancer mes chansons, explique-t-il. J’attendais que mon projet soit assez prêt pour me lancer. En même temps, j’ai tellement appris sur le milieu en travaillant dedans avant. En 2020, pour gagner sa vie avec la musique, il faut avoir un côté entrepreneur. »

Il raconte avoir étudié en sciences de la nature au cégep, « mais je n’allais pas à mes examens parce que je ne voulais pas passer et avoir un diplôme » (rires).

« Je viens de Gatineau, et j’allais souvent voir des artistes new country à Ottawa, confie-t-il. Mais ceux-ci ne venaient pas au Québec. Maintenant, il y a cette effervescence ici. 

« J’ai vu grandir l’effervescence du rap dans les dernières années et je le compare un peu avec le new country. Les diffuseurs et les festivals ne peuvent plus le négliger. » 

Phil G. Smith compte parmi ses influences Tim McGraw, Eric Church, Chris Stapleton, Beau Dommage, les Cowboys Fringants et Kaïn.