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Des associations juives orthodoxes menacent de poursuivre Québec

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Plusieurs associations juives orthodoxes ont menacé de poursuivre le gouvernement Legault dans une lettre d’avocat envoyée vendredi dernier. Celles-ci demandent au premier ministre de reculer sur l’interdiction des rassemblements en vigueur dans les synagogues et autres lieux de culte durant le présent confinement.

La mise en demeure, telle que l’a révélée la Gazette lundi, a été envoyée par la firme Dunton Rainville au nom du Conseil de la communauté juive de Montréal, du Conseil juif hassidique du Québec ainsi que d’autres organisations juives orthodoxes.

«Nos clients ont été très surpris par cette annonce faite sans consultation préalable et, si les mesures qu'ils avaient prises en collaboration avec les autorités publiques avaient montré leur efficacité et permis aux lieux de culte de rester ouverts, ils sont également très préoccupés par les graves conséquences qui peuvent résulter de la fermeture des lieux de culte pendant plus de quatre semaines», est-il écrit dans la lettre, citée par la Gazette.

Les lieux de culte sont inclus dans la liste des établissements qui doivent fermer leurs portes. Les règles sanitaires actuellement en vigueur s’appliquent à tous les lieux de culte, sans égard à la religion. À moins d’une extension de la période de confinement, ceux-ci ne pourront rouvrir leurs portes que le 8 février.

Toutefois, l’interdiction n’est pas une première: ces endroits ont fait partie des établissements qui devaient fermer leurs portes lors du premier confinement au mois de mars.

«Aux yeux des autorités rabbiniques de nos communautés, la demande du premier ministre François Legault de fermer tous les lieux de culte est jugée nécessaire afin d'assurer le bien-être de tous les Québécois, dont celui de nos communautés», avait alors déclaré la Communauté juive hassidique dans un communiqué diffusé le 18 mars.

Dans la lettre remise au gouvernement vendredi, les avocats arguent que leurs clients souffrent de «détresse psychologique» en raison du confinement, ce qui représente un «préjudice irréparable ainsi qu’un indésiré et grandissant sentiment d’exclusion et d’aliénation», a relayé la Gazette.

Selon Alain Picard, relationniste du Conseil hassidique juif du Québec, des négociations sont en cours entre Québec et les diverses communautés religieuses de la province concernant l’accès aux lieux de culte en temps de pandémie.

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