/opinion/columnists
Navigation

Des élections? Ben voyons

Élections fédérales 2019
Photo d’archives Dans le contexte de la pandémie, nous n’avons pas besoin d’alimenter davantage les tensions.

Coup d'oeil sur cet article

La rumeur d’élections fédérales au printemps court et persiste. Est-ce sérieux ou une simple stratégie pour que des candidats potentiels se manifestent et contribuent à améliorer le financement et l’adhésion des partis, je l’ignore, mais avec un gouvernement fédéral minoritaire, tout est possible. En pleine pandémie, alors qu’on peine à vacciner rapidement les gens et qu’on enregistre des dizaines de morts liées à la COVID-19 chaque jour, ce serait très malvenu.

L’union fait la force

L’heure n’est pas à la division ni à la partisanerie. Après des mois d’efforts à porter un masque, de confinement à la maison, de fermetures de commerces, de pertes d’emplois, et maintenant un couvre-feu, la dernière chose dont on veut entendre parler, c’est d’une élection fédérale au printemps, que ce soit à l’avantage d’un parti ou d’un autre. Ce que je souhaite, c’est que tous les élus travaillent ensemble pour nous aider à nous sortir la tête de l’eau le plus vite possible, à faire respecter les règles sanitaires pour éviter de semer le doute, l’indiscipline, la révolte.

Je pense à la fameuse brèche du 1000 $ aux voyageurs qui a semé l’indignation au lendemain du jour de l’An. Plusieurs députés d’opposition ont attaqué avec virulence le gouvernement sur les réseaux sociaux, en évitant de mentionner que la mesure avait été votée à l’unanimité. Il aurait été si simple, pour calmer le jeu, de dire qu’effectivement c’était inacceptable et qu’ils feront pression sur le gouvernement pour s’assurer que la brèche soit corrigée.

Et que dire des insultes Ottawa-Québec et Québec-Ottawa sur la lenteur à distribuer ou à administrer les vaccins ? Réglez vos différends lors d’un appel privé, svp. Dans le contexte de la pandémie, nous n’avons pas besoin d’alimenter davantage les tensions.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Une campagne virtuelle ?

Faire une campagne électorale en pleine pandémie, ce n’est pas évident. Pensez aux différentes courses à la direction des partis qui ont eu lieu l’an passé, elles ont toutes été suspendues ou reportées. Il y avait un malaise évident à solliciter des dons, alors que les gens perdaient leur emploi, tentaient de sauver leur entreprise ou craignaient pour leur vie.

Avec le respect des mesures sanitaires, c’était presque impossible, outre pendant l’été, de rencontrer les électeurs, d’échanger avec eux. Faire une campagne uniquement par zoom, au téléphone, ou à travers les réseaux sociaux, ce n’est pas ce qu’il y a de plus chaleureux et invitant.

Bien sûr, certains me diront qu’avec le vaccin, la situation va s’améliorer rapidement et que ce sera possible de faire une campagne normale vers la fin du printemps tout en portant un masque. Je suis de nature très positive, mais je suis aussi réaliste. Une campagne électorale, ça ne s’improvise pas à la dernière minute, et pour l’instant, la vaccination se déroule moins rondement que ce que nous aurions pu l’espérer. Alors s’il vous plaît, concentrons-nous sur les vrais enjeux, le respect des mesures (qu’elles nous plaisent ou non) pour notre santé et celle des autres.