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Gary Bettman aura les équipes à l’œil

«On revient au jeu parce que nos joueurs et nos partisans le souhaitent»

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, assure que les 31 équipes traverseront la tempête malgré les énormes pertes financières anticipées.
Photo AFP Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, assure que les 31 équipes traverseront la tempête malgré les énormes pertes financières anticipées.

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Partisans du Canadien ou simples amateurs de hockey, à compter de mercredi, le confinement et le couvre-feu pèseront moins lourd sur vos épaules. Malgré le casse-tête logistique que cela impliquera au cours des prochains mois, la LNH amorcera sa saison régulière. 

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Il n’y a pas que le défi qui sera grand pour Gary Bettman et les propriétaires des 31 équipes du circuit. Les conséquences financières le seront tout autant.

Sans grande surprise, le commissaire de la LNH a estimé, par le biais d’une visioconférence, lundi, que les pertes totales se chiffreraient dans les milliards de dollars. 

Mais, apparemment, tout ce monde a choisi de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

« Il aurait été plus économique de faire l’impasse sur cette saison. Nous perdrons plus d’argent, tant au sein des équipes que de la ligue, que si nous avions décidé de ne pas jouer, a indiqué Bettman, qui était accompagné de Bill Daly, son bras droit. Mais les propriétaires ont accepté, de façon unanime, de présenter une saison.

« On revient au jeu parce qu’on pense que c’est important pour notre sport et parce que nos joueurs et nos partisans le souhaitent. De plus, ça amènera une impression de vie un peu plus normale à ceux qui sont en isolement ou qui doivent respecter un couvre-feu.» 

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Aucune équipe en péril

Pour éponger les pertes, mais surtout pour respecter les ententes avec les commanditaires principaux qui perdront des revenus en raison de l’absence de spectateurs (comme Bell avec le Canadien), la ligue a accepté d’afficher de la publicité sur les casques. 

N’ayez toutefois crainte, ce n’est pas demain la veille que les joueurs se transformeront en panneau réclame en arborant une multitude de commanditaires sur leur uniforme. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Daly au cours de cet entretien avec les médias, qui a duré une heure.

Les pertes financières auront beau être gargantuesques, Bettman a de nouveau assuré que toutes les formations ont les reins suffisamment solides pour traverser la tempête.

« Tout le monde passera au travers. On aura des arrangements financiers pour s’assurer que les liquidités ne manqueront pas. Il y aura assurément des conséquences économiques à jouer cette saison, mais les équipes seront toutes capables de les encaisser. Je n’ai aucune inquiétude à ce sujet. »

Panoplie de scénarios

Évidemment, tenir une saison en dehors d’une bulle étanche comme celles qui avaient accueilli le dernier tournoi éliminatoire implique un risque de voir le calendrier être chamboulé en raison des éclosions qui pourraient survenir en cours de route. 

On l’a vu autant dans la NFL que dans le baseball majeur et la NBA.

Déjà, les Stars, chez qui six joueurs et deux membres du personnel ont testé positifs à la COVID-19, ont vu leurs trois premières rencontres de la saison être remises à une date qui reste à déterminer. De leur côté, les Blue Jackets, les Penguins et les Canucks ont dû annuler des entraînements en raison de possibles expositions au virus.

Remettre des matchs, c’est bien beau, sauf qu’avec un calendrier de 56 rencontres en 116 jours, les plages horaires disponibles ne sont pas nombreuses. 

« Nous nous sommes tout de même laissé un peu de souplesse », a soutenu Bettman.

Pourrait-on, encore une fois, clore un calendrier sans que toutes les équipes aient joué le même nombre de matchs ?

« Nous devons être prêts et être en mesure de nous ajuster à tout ce qui pourrait survenir, a indiqué le commissaire de la LNH. Nous nous ajusterons en temps réel en colligeant le maximum d’information possible et en suivant les conseils de nos experts. »

Deux matchs à l’extérieur

La pandémie et les restrictions qui s’y rattachent n’empêcheront pas la LNH de tenir deux matchs extérieurs. Sauf que cette fois, oubliez les stades du baseball majeur et de la NFL.

Au lieu d’apercevoir une marée humaine dans les gradins, les téléspectateurs pourront admirer le paysage surplombant le lac Tahoe, un endroit de villégiature situé à 6225 pieds d’altitude dans la Sierra Nevada, à la frontière de la Californie et du Nevada. 

« Lorsqu’on a visité l’endroit, on a été soufflé par l’aspect majestueux de l’endroit. C’est magnifique », a déclaré Steve Mayer, directeur du contenu de la LNH.

C’est dans ce décor enchanteur, donc, que les Golden Knights et l’Avalanche s’affronteront le 20 février. Ils céderont leur place, le lendemain, aux Flyers et aux Bruins.