/opinion/blogs/columnists
Navigation

Le gouvernement les néglige

Coup d'oeil sur cet article

Aujourd’hui, les enfants du primaire retournent sur les bancs d’école. Le gouvernement en a décidé ainsi pour préserver leur bien-être et favoriser leur réussite éducative. Mais qu’en est-il des jeunes adultes aux études ?

J’ai terminé mes études avant la pandémie. Je me compte chanceuse d’avoir pu bénéficier pleinement du soutien de ma communauté étudiante et des ressources que m’offrait mon école.

Faire des études supérieures, c’est difficile. Surtout pour ceux et celles qui les poursuivent derrière un écran depuis presque un an.

  • ÉCOUTEZ la chronique de Madeleine Pilote-Côté à QUB radio:

Le gouvernement du Québec n’a pas assez mesuré les impacts de l’école à distance chez les cégépiens et les universitaires.

Pas de contacts sociaux en dehors des cours, c’est compréhensible. Cependant, il aurait fallu trouver les moyens pour que ces étudiants et étudiantes puissent assister à leurs cours dans une vraie salle de classe.

Se retrouver dans le même lieu pour apprendre, ne serait-ce qu’une fois par semaine, pourrait faire toute la différence pour leur santé mentale.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le mal prend toute la place

En novembre dernier, plus du tiers des jeunes adultes québécois de 18 à 24 ans disaient souffrir de symptômes d’anxiété et de dépression. Quelques semaines plus tard, je n’ose même pas imaginer l’ampleur de ce fléau.

J’ai peur pour vous, mes ami.es. Je crains que les conditions dans lesquelles le gouvernement vous a placés aient raison de vous et je suis terrifiée à l’idée de vous voir sombrer.

Vous n’avez pas d’autre choix que de prendre votre mal en patience. Mais qu’arrive-t-il quand on a épuisé ses réserves de patience ? Le mal prend toute la place.

Est-il acceptable de vous demander d’être performants et sains mentalement, quand le gouvernement ne prend pas vos besoins en compte ?

J’aurais envie de vous encourager, mais je sais que vous avez besoin de bien plus que des encouragements.

Ceci dit, s’il vous plaît, tenez le coup. Le Québec a besoin de vous.