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Marc Bergevin plus ambitieux que jamais

Le DG du Canadien Marc Bergevin
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Le DG du Canadien Marc Bergevin

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Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, ne tient plus en place à l’approche du début de la saison. Et pour cause: il est très enthousiaste au sujet de l’équipe qu’il a assemblée au cours des derniers mois.

Si on a souvent reproché au CH de manquer d’ambition en entretenant simplement l’espoir de faire les séries, Bergevin a fait savoir que son club n’était pas là pour jouer les figurants, lundi, en entrevue à l’émission JiC sur les ondes de TVA Sports.

«On est prêts. We mean business. On est là pour gagner. J’ai hâte que ça commence», a affirmé l’architecte du Tricolore.

«L’objectif, c’est de rentrer et de faire du dommage en séries.»

Le DG de 55 ans a apporté plusieurs ajouts intéressants à sa formation durant la saison morte. Il a fait l’acquisition du gardien Jake Allen, du défenseur Joel Edmundson et de l’attaquant de puissance Josh Anderson, en plus d’embaucher le franc-tireur Tyler Toffoli.

«J’ai accompli 90% de ce que je voulais faire pendant l’entre-saison, a confié Bergevin. Donc, en général, je suis satisfait.»

L’urgence de gagner est de plus en plus palpable chez le CH sachant que Carey Price et Shea Weber se font de plus en plus vieux.

Après le tournoi dans la bulle de Toronto, Bergevin a d’ailleurs discuté avec ses leaders afin d’obtenir leur avis sur ce qu’il manquait à l’équipe. Il a rapidement constaté que ses vétérans partageaient sa vision des choses.

«Les noms qu’ils m’ont mentionnés étaient les mêmes que ceux qui apparaissaient sur ma liste!» a-t-il raconté.

Le dossier Dubois

La situation du joueur de centre québécois des Blue Jackets de Columbus Pierre-Luc Dubois a fait passablement jaser au cours des dernières semaines.

Bien qu’il ait signé un contrat de deux ans avec la formation de l’Ohio, le jeune homme voudrait changer d’adresse et jouer dans un plus gros marché.

On raconte d’ailleurs que Bergevin et ses hommes aimaient beaucoup Dubois lors du repêchage de 2016 et auraient essayé d’effectuer une transaction afin de le réclamer.

Questionné au sujet de l’attaquant, Bergevin marchait sur des œufs, lui qui ne peut parler des joueurs des autres équipes sans se rendre coupable de maraudage.

«Quand un bon joueur est disponible, c’est ton devoir d’appeler l’organisation et de regarder ce qui se passe avec lui. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais je parie que 30 équipes ont téléphoné à Jarmo [Kekalainen, le DG des Blue Jackets].»

Juulsen avait songé à la retraite

Il a également été question du départ de Noah Juulsen, qui a été réclamé au ballottage par les Panthers de la Floride.

Bergevin a révélé que Juulsen avait songé à prendre sa retraite l’an passé. Le défenseur a souffert de migraines et de problèmes de vision, conséquences d’une blessure subie contre les Capitals de Washington en novembre 2018.

«J’avais parlé à quelques équipes dans le passé que je savais intéressées à Noah Juulsen. Mais c’était difficile en raison de sa blessure. [...] Les Panthers sont la seule équipe à l’avoir réclamé», a mentionné Bergevin.

L'homme de hockey souhaite maintenant qu'une autre équipe ne lui arrache pas le vétéran Corey Perry, qui a été soumis au ballottage dans le but d'être placé sur l'escouade de réserve.

«Quand on a embauché Corey, j’avais mis cartes sur table: "Tu vas probablement faire partie de notre taxi squad en commençant."»

«Pour demain, je ne veux pas en dire trop, car c'est certain qu'on aimerait ça le garder. Je veux l'avoir ici, sinon, je ne l'aurais pas mis sous contrat.»

Le déclic de Drouin?

La saison 2020-2021 marquera-t-elle le réveil offensif de Jonathan Drouin dans l’uniforme du Tricolore?

Drouin avait connu un début de saison prometteur l’an dernier avant de subir une blessure à un poignet qui a freiné son élan. Mais cette année pourrait être la bonne.

«Je vois un Jo qui est engagé et qui est content de venir à l’aréna, a indiqué Bergevin. J’aime son trio. Je m’attends à beaucoup de Jo, c’est une bonne personne.»

Se retrouver sous les feux de la rampe en tant que Québécois à Montréal a été plus difficile que prévu pour Drouin, mais ce dernier est maintenant mieux outillé pour faire face à la musique, aux dires de son DG.

«C’est un gars un peu sensible à l’intérieur. Peut-être qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi difficile que ça, être un petit Québécois dans un marché comme Montréal. Mais il a "maturé".»